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Pro D2

Béziers : en « sol » majeur

Battus à Perpignan à cause de leur indiscipline, les Héraultais doivent gagner en rigueur face à Valence-Romans, pour développer leur jeu offensif et lancer leur saison à domicile.

Au premier coup d’œil, le chiffre n’a rien d’alarmant. Onze, soit le nombre de pénalités concédées par Béziers à Aimé-Giral. Une de plus que la limite généralement tolérée. "Le problème, c’est que nous prenons un carton rouge qui nous fait très mal (Veau, N.D.L.R.), puisqu’on joue à quatorze durant soixante-treize minutes. Et en plus, on concède huit de nos onze fautes sur le premier acte", note l’arrière Pierre Bérard.

Une indiscipline extrême, qui a encore une fois condamné les Biterrois, déjà distancés de quatorze longueurs à la pause (20-6) : "Nous n’avons pas été assez efficaces sur nos soutiens aux porteurs dans les rucks pour conserver le ballon et du coup, on s’est mis à la faute. L’équipe le savait et on a donc à nouveau insisté là-dessus à la vidéo : tout le monde est capable d’aller déblayer à deux dans les rucks pour sécuriser la balle. Il ne faut donc pas attendre que ça soit toujours le même qui y aille. Le sale boulot, c’est pour tous !"

Accompagnés par l’arbitre Luc Ramos, les Biterrois ont répété ces gestes basiques mais essentiels : plaquages, réactivité des soutiens et déblayages.

Efficacité des soutiens offensifs

En se concentrant sur leurs attitudes. Une clé pour mettre en place leur nouveau système en attaque. Le deuxième ligne Benjamin Desroche développe : "Nous devons être plus rigoureux et efficaces sur les rucks offensifs afin de bénéficier de sorties de balle propres et rapides. On perd encore trop de munitions et nous prenons des essais en contre."

Irréprochable sur l’état d’esprit, solide défensivement sur l’homme comme au sol, et appliquée en conquête, l’ASBH veut soigner sa conservation du ballon vendredi face à Valence-Romans ; sans tomber dans le piège de la facilité dixit Pierre Bérard : "À nous de mettre la main sur le ballon, en jouant à quinze contre quinze pour exploiter notre jeu. L’équipe est en place, on connaît tous les combinaisons, nous bossons bien aux entraînements et le groupe vit bien. Il y a de l’envie mais à ce niveau-là ça ne suffit plus. Il faut plus de sérieux et c’est désormais à nous d’imposer notre jeu et notre rythme grâce à notre jeu de mouvement avant trois-quarts qui peut compliquer la tâche de nos rivaux. On doit faire déjouer Valence, sans penser que ce sera un match facile."

Se rassurer dans leur jeu et décrocher leur premier succès, afin de tenter par la suite de rester invaincus au stade Raoul-Barrière cette saison. "Le groupe n’en a pas encore discuté, mais je pense que si nous en parlions dans les vestiaires, tout le monde lèverait la main pour dire qu’on veut vraiment rester invaincus à domicile. L’an dernier on a fait qu’un faux pas contre Biarritz et il coûte à l’équipe sa qualification, à la vue des points qui nous manquent à la fin", conclut l’arrière.

Julien Louis
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