• Les Bleus lors d'un entraînement à Marcoussis
    Les Bleus lors d'un entraînement à Marcoussis Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Modifié le
Test Match

Ultimes billets pour le Mondial

Après avoir rebattu les cartes et relancé la concurrence au travers des matchs de préparation, le staff du XV de France n’a plus que ce match contre l’Italie pour lever les dernières incertitudes, avant l’annonce officielle de la liste des 31 heureux élus qui disputeront le Mondial au Japon.

C’est donc lundi 2 septembre que le sort des 31 appelés à défendre les chances tricolores au Japon sera scellé, lors de la grand-messe du 20 heures de TF1. Un drôle de constat, d’ailleurs, sachant que cette même liste des 31 avait déjà été dévoilée le 18 juin, en plus d’une autre de six suppléants. Seulement voilà, depuis lors, Jacques Brunel n’a eu de cesse de rétropédaler dans sa communication, la faute aux suggestions d’un "adjoint comme les autres " aux faux airs de marionnettiste, qui transforma le statut desdits réservistes en celui de concurrents à part entière, dans le but d’inciter les "heureux élus " à se bouger un peu plus durant la préparation. Une gestion humaine qui s’est toutefois avérée à géométrie variable, et a petit à petit affaibli le crédit de Brunel. Que peuvent en effet penser les joueurs des paroles d’un sélectionneur qui, trois jours après avoir confirmé que "tous les joueurs ayant effectué la préparation bénéficieraient d’un peu de temps de jeu ", laisse finalement hors-jeu des garçons comme Anthony Belleau ou Vincent Rattez ? On en a bien une idée, qu’on préférera garder pour nous, à en écouter l’explication de Jacques Brunel ce mardi, s’emberlificotant dans tous les sens avant de conclure par un désarmant "je suis juste désolé pour eux ". Chacun sa méthode, après tout… La seule certitude étant qu’après leur avoir fait avaler des couleuvres pendant tout un été, il sera difficile pendant la Coupe du monde d’exiger des joueurs une adhésion totale aux discours de leur staff.

Leur destin entre leurs mains

Reste que, leurs billets n’étant pas encore compostés, ces derniers n’ont pour l’heure d’autre choix que de jouer le jeu de dupes qu’on leur impose. Avant de prendre enfin leur destin en main, une fois au Japon ? On n’en est même pas certain, étant donné le caractère docile des appelés (les forts caractères comme Parra ou Bastareaud ayant été bannis) mais également du contexte particulier dans lequel les Bleus disputeront leur Coupe du monde. Et de toute façon, on n’en est pas encore là, l’unique impératif demeurant pour les joueurs de s’assurer une place dans l’avion au travers de ce match contre l’Italie. Casse-gueule, comme contexte ? Peut-être. Mais au moins, ceux qui seront sur le terrain auront la chance d’avoir leur destin entre les mains, au contraire de ceux qui les garniront les tribunes désertes du Stade de France…

Sur le même sujet
Réagir