• Jean-Marc Doussain veut s’installer à l’ouverture au Lou. Il devra faire face à la concurrence de Jonathan Wisniewski qui pourrait être de retour ce week-end. Photo Icon Sport
    Jean-Marc Doussain veut s’installer à l’ouverture au Lou. Il devra faire face à la concurrence de Jonathan Wisniewski qui pourrait être de retour ce week-end. Photo Icon Sport Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Un demi toulousain bien Lyonnais

Après une première saison à Lyon, où il est maintenant parfaitement acclimaté, Jean-Marc Doussain, auteur d’un bon match à l’ouverture pour débuter le championnat, espère avoir marqué des points à ce poste.

Bon, d’accord, il nous a vu venir de loin. Il faut dire que nous avons préféré temporiser, pour ne pas faire un plaquage à retardement sur l’ouvreur lyonnais, titulaire samedi contre le Stade Français : «La saison dernière, tu avais commencé quatre matchs à l’ouverture…», avons-nous commencé, sans qu’il nous laisse le temps de finir notre phrase. À peine avions-nous marqué un temps d’arrêt et Jean-Marc Doussain avait déjà esquivé d’un joli cadrage-débordement, avec franchise et honnêteté, accompagné d’un sourire. «Samedi, c’était ma première victoire comme titulaire à l’ouverture ? Je ne le savais pas. Par contre, je savais que je n’avais pas été particulièrement bon quand j’avais commencé en 10 depuis mon arrivée à Lyon… Ça me tenait particulièrement à cœur de faire une bonne performance. Au final, Pierre (Mignoni) semblait plutôt satisfait de ma performance. Personnellement, je pense qu’il y a eu des choses positives et négatives, comme ce fut également le cas sur le plan collectif.»

À sa décharge, la saison dernière, il avait été jeté dans le grand bain d’entrée de jeu. Si le week-end dernier, Pierre Mignoni a préféré faire appel à des joueurs présents au club la saison dernière (Xavier Chiocci et Mathieu Bastareaud étaient les deux seules recrues présentes sur la feuille de match), elles avaient été cinq titularisée contre Toulouse lors de la première journée l’été dernier. Jean-Marc Doussain avait déjà été associé à Baptiste Couilloud à la charnière, Lionel Beauxis et Jonathan Wisniewski étant blessés. Et la charge émotive avait été forte. Ce qui n’est pas forcément l’idéal pour trouver des repères et découvrir de nouveaux coéquipiers.

«Jouer d’entrée contre Toulouse avait été une bonne chose, explique-t-il. Au moins, c’était fait ! Cela m’a permis de basculer sur autre chose. La décision de partir n’avait pas été facile à prendre. J’avais passé dix ans à Toulouse, le club de mes rêves quand j’étais jeune. Si c’était à refaire, je le referais dix fois. Je me sens vraiment bien ici, que ce soit dans le club ou en dehors.»

Travail et humilité

Sa personnalité plutôt réservée et travailleuse colle plutôt bien avec le leitmotiv du club, répété à l’envi depuis de nombreuses saisons : travail et humilité. Et son profil de joueur pouvant couvrir les deux postes de la charnière plaît forcément à son manager, Pierre Mignoni, qui apprécie la polyvalence, autant que la rigueur et l’application de son demi. Malgré tout, après avoir évolué surtout à la mêlée la saison dernière, en raison des blessures de Baptiste Couilloud et Jonathan Pélissié, Jean-Marc Doussain espère cette saison pouvoir se mêler à la bataille pour le poste de numéro 10.

«Jouer ouvreur est l’objectif, c’est ce qui a été défini dans le cadre de ma venue à Lyon, rappelle le joueur. Après, je sais que j’ai la capacité à couvrir les deux postes, et ce sera le cas jusqu’à la fin de ma carrière. Mais j’espère enchaîner en 10. Ou en tout cas me fixer plus souvent à l’ouverture cette saison.»

Déjà, il espère enchaîner pour la venue de Toulouse, pour laquelle, Jonathan Wisniewski, de retour après avoir été commotionné lors du match de préparation contre Clermont, postule. Titulaire en 10 au match aller la saison dernière, en 9 au match retour, il aimerait participer à faire tomber enfin son ancien club, surtout auréolé du titre de champion de France. Mais il ne s’attend pas à une partie facile. «Avec un peu plus de réussite, Toulouse aurait pu gagner à Bordeaux, rappelle l’ancien Toulousain. Et l’équipe souffre surtout d’absences derrière. Or le rugby se joue et se jouera toujours devant. Et quand je vois le pack toulousain, je ne m’inquiète pas pour cette équipe…»

Sébastien Fiatte
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