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Entretiens

Van Tonder : « Les coachs m’ont demandé d’être polyvalent »

Convaincant contre la rochelle au poste de flanker, il a prolongé avec son club jusqu’en 2022.

 

Midi Olympique : Vous avez débuté la saison comme titulaire au Michelin face à La Rochelle. Cela avait-il une signification particulière pour vous, malgré le contexte qu’on connaît ?

Jacobus Van Tonder : Oui, bien sûr que c’était un moment très spécial pour moi. Quand on réussit à gagner une titularisation dans un club comme Clermont, cela veut forcément dire quelque chose… j’étais d’autant plus heureux que je ne m’y étais pas nécessairement préparé : à l’entraînement, il y avait beaucoup de monde qui tournait. Alors, quand les coachs sont venus me voir pour m’annoncer que j’allais démarrer, oui, j’étais très content…

La saison dernière était très frustrante pour vous, avec une pubalgie qui vous a longtemps tenu éloigné des terrains, alors qu’on s’attendait à vous voir enchaîner en début de saison…

J.V-T. : Oui, je me suis fait mal aux adducteurs lors du tout premier match amical de la saison, contre Toulon. J’ai essayé de serrer les dents un maximum, mais j’ai dû me résoudre à l’opération, qui m’a tenu éloigné des terrains lors des trois premiers mois de la saison. C’était dur, car j’avais le sentiment d’avoir travaillé très dur pendant l’intersaison, et je me disais qu’il s’agissait peut-être du bon moment pour moi de gagner du temps de jeu. Après, une fois que la saison était lancée, c’était plus dur de revenir…

On vous connaissait deuxième ligne, on vous a découvert flanker contre La Rochelle. Peut-on d’ores et déjà vous imaginer une reconversion à la Iturria ?

J.V-T. :Avant la fin de la saison dernière, les entraîneurs sont venus me voir, en me demandant d’être ouvert d’esprit concernant un éventuel repositionnement en troisième ligne. Il ne s’agissait pas de me reconvertir, simplement de faire en sorte que je sois capable de m’adapter aux deux postes, ce qui peut être un plus pour l’équipe comme pour moi. J’ai essayé de travailler en ce sens, et voilà, j’ai eu la chance de débuter en troisième ligne.

On vous a aussi découvert assez rapide et adroit ballon en main, notamment au travers de votre intervention sur le premier essai de Peter Betham…

J.V-T. :Pardonnez-moi mais je n’aime pas trop parler de ça. J’ai juste fait de mon mieux sur l’action pour permettre à l’équipe de marquer, c’est tout. (sourire)

À titre individuel pourtant, vous avez prolongé votre contrat avec Clermont jusqu’en 2022. S’agit-il d’un aboutissement, ou du début de quelque chose de plus grand ?

C’est évidemment une grosse satisfaction pour moi que de prolonger mon aventure à Clermont, dans ce grand club où j’ai eu la chance d’arriver voilà quelques années. En janvier, cela fera déjà trois ans que je suis là… Pour ce qui est de l’avenir, il est évidemment trop tôt pour en parler. Ce qui est certain, c’est que j’aurai la chance d’évoluer dans un certain confort, avec ce contrat qui court jusqu’à 2022. Pour se concentrer sur son rugby, c’est un luxe.

Vous évoquez vos futurs trois ans de résidence, qui feront de vous un potentiel sélectionnable pour les Bleus, autant que pour l’Afrique du Sud. À quel pays irait votre préférence ?

Je démarre tout juste en Top 14, c’est beaucoup trop tôt pour prétendre à quoi que ce soit ! (rires) Tout ce que je veux, c’est rester concentré sur mon rugby, et devenir le meilleur joueur possible.

Pour revenir au match de la semaine dernière, comment analysez-vous votre prestation ?

C’était le premier match de la saison, il y a toujours beaucoup d’imprécisions dans ce genre de rencontre. En tant qu’équipe, nous avons fait du bon boulot en gardant la maison inviolée. Après, il y a forcément des choses à revoir sur le plan collectif mais surtout individuel. J’ai en tête beaucoup de situations où mon rendement a été insuffisant, au plaquage, en touche, dans les rucks. Je dois encore progresser de partout.

À quel genre de rencontre vous attendez-vous à Bayonne ?

De ce qu’en disent les anciens de l’effectif, c’est toujours difficile de se déplacer là-bas. On a pu voir lors de leur victoire au Racing qu’ils pratiquaient un très bon rugby, également qu’ils disposaient de joueurs puissants qui nous imposeront un gros combat. Bayonne est une équipe très au point collectivement, qui semble très bien coachée. On s’attend logiquement à un très gros défi là-bas, et il faudra hausser notre niveau par rapport à notre dernière sortie contre La Rochelle.

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