• Top 14 - La déception sur le visage des Bayonnais à la fin du match contre Clermont
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Bayonne : le point de l’espoir

Après leur succès en Ile-de-France, face au Racing 92, les Bayonnais sont tombés, les armes à la main, face à Clermont. Avec la certitude, qu’ils peuvent exister dans ce Top 14.

Le soufflé est retombé, pourrait-on juger après la victoire au Racing. Pas exactement. Car Bayonne a montré sa capacité à rivaliser. Même s’il n’a pas gagné. Ceux qui étaient encore inquiets par rapport au niveau de l’Aviron ont pu vérifier la valeur d’un groupe qui a inquiété jusqu’au bout une formation candidate au titre, même amputée de ses meilleurs éléments. C’est justement cette confirmation par rapport à la performance parisienne que les Bayonnais attendaient. Elle aurait pu prendre la forme d’une victoire. Elle s’est traduite autrement. "Le groupe a le niveau, s’engage Yannick Bru. Il y a une complémentarité dans l’équipe. Il faut maintenant que l’on garde toutes les forces vives à bord. C’est aussi cela les enjeux d’un promu. Si on a tout le monde, je ne vous dis pas qu’on va se balader mais on va compter pour un."

La déception s’est traduite sur tous les visages bayonnais. Preuve que l’issue heureuse n’était pas loin. "Je suis fier de mes coéquipiers, avance Antoine Battut, parce qu’on a livré bataille !" Mais le vestiaire bayonnais s’était aussi empreint de lucidité. "On a eu le sentiment de rivaliser avec cette équipe tout le long du match, disait de son côté Peyo Muscarditz. Sur un match, on peut rivaliser. Sur la saison, il va falloir se pencher sur la progression de ces grandes équipes. À nous aussi d’être dans une progression importante."

Battut : "Tout le monde aurait signé pour ces cinq points !"

Les Bayonnais connaissent les manques à combler. Certes, ils peuvent être physiques face aux équipes du haut. À la lumière, par exemple, de leurs efforts pour endiguer les avancées des puissants clermontois. La densité physique, cet élément que les Bayonnais ont tenté d’injecter à l’intersaison par un recrutement approprié a été vécue de près en ce début de championnat, particulièrement face à Clermont. "Ce sont des vagues qui arrivaient, continue le centre basque. Avec un défi physique sans précédent. On a su rester solidaires et même les mettre à mal. Seulement, on a n’a pas été assez précis sur nos ballons pour instiller le doute chez eux." C’est du côté technique aussi qu’il faut aller chercher les raisons d’une différence avec les meilleurs. "Notre énergie a été polluée par beaucoup d’erreurs techniques, avance Yannick Bru. Clermont a marqué trop facilement. Mais c’est aussi la découverte d’un niveau supérieur pour pas mal de nos joueurs. S’il y a eu du cœur, de l’intensité, je suis déçu par notre indiscipline en fin de première période. Sur l’essai qui fait basculer le match, je pense qu’on peut marquer. C’est un surnombre qu’on doit exploiter même s’il est loin. C’est un raccourci facile de ce match. C’est l’épaisseur du chantier qui nous attend. On ne peut pas être surpris, abattu, on savait qu’on n’allait pas marcher sur le Top 14."

L’Aviron, sage, a su néanmoins récupérer un point précieux en fin de match. Et au terme de ces deux matchs face à deux favoris du championnat, il compte cinq points au classement. Peut-il faire la moue après la défaite à domicile ? "Tout le monde aurait signé pour ces cinq points !" avance Antoine Battut. Comment va être vu maintenant Bayonne ? Un début de réponse sera donné samedi avec un deuxième voyage à Paris, avec, en face, encore un gros, le Stade français.

Edmond Lataillade
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