• Top 14 - Les Toulousains de Tristan Tedder et Pita Ahki pourront regretter leur entame manquée. Photo Icon Sport
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Toulouse : retard à l’allumage

Comme à bordeaux une semaine plus tôt, les stadistes ont raté leur entame. et l’ont encore payé cher alors qu’ils pouvaient espérer mieux.

Au vu d’un contexte on ne peut plus défavorable entre l’absence d’un wagon d’internationaux pendant cette absurde période de doublons et un calendrier peu clément qui voit les Toulousains se déplacer à Bordeaux, Lyon et La Rochelle lors des quatre premières journées, les hommes d’Ugo Mola s’attendaient à vivre un début de saison difficile. Surtout que, revers du Brennus glané mi-juin, eux ont repris l’entraînement plus tard que leurs adversaires. Ils ne sont pas épargnés, avec un point engrangé après deux rencontres. Le pire ? C’est qu’ils sont loin d’être hors sujet, avec des munitions pour l’emporter à Chaban-Delmas en fin de match il y a neuf jours puis l’opportunité de ramener au minimum un point de Gerland à six minutes du terme. Le problème ? C’est que le moindre retard à l’allumage complique l’équation. En Gironde, les coéquipiers de Jerome Kaino étaient à peine sortis de l’interminable tunnel qu’ils avaient déjà encaissé un essai. Sur les bords du Rhône, face à une équipe que Clément Castets présentait vendredi comme "la plus armée et la plus en place du championnat à l’instant T", ils étaient menés 10-0 après sept minutes de jeu. Théo Belan, qui connaît bien la maison, avait pourtant prévenu : "Quand tu as le malheur de lâcher un petit peu, c’est une équipe qui saisit l’opportunité et appuie sur l’accélérateur. C’est pour que là-bas, tu peux vite prendre un gros score." Comment donc expliquer de telles entames ratées ? Le manque de rythme ? Peut-être mais insuffisant pour le justifier. Le manque de cohésion ? Idem.

Précipitation et conquête qui flanche

Le plus frustrant, c’est que, comme une semaine plus tôt, les Rouge et Noir peuvent nourrir des regrets car, avec plus de maîtrise, il y avait la place pour faire mieux. Et moins de précipitation à l’approche des zones de marque aussi… "On a manqué de patience", pestait Mola en direct, en référence à un essai tout fait (à la 28e) mais annihilé par un Guillaume Marchand qui s’est détaché trop tôt alors que le groupé pénétrant des siens filait dans l’en-but. Bis repetita en deuxième période quand Sébastien Bezy, plutôt que de tenter une pénalité facile pour se rapprocher au tableau d’affichage, a préféré la jouer vite alors que le choix ne semblait pas s’imposer (même si, à sa décharge, Carl Fearns ne paraissait pas à dix mètres). Surtout, en supériorité numérique pour les dix dernières minutes après le carton rouge récolté par Goujon, les Stadistes - dans un temps fort - avaient une magnifique occasion de prendre le dessus sur les troupes du Lou. Il n’en fut rien et ce sont au contraire ces dernières qui ont brisé leurs ultimes espoirs. Il faut dire qu’avec une conquête qui flanche au moment fatidique (touches perdues et mêlées pénalisées), tout devient insurmontable. Qui plus est quand on part avec un tel handicap.

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