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Aurillac : la preuve par trois ?

Deux sur deux au compteur, les Cantaliens font un excellent début de saison qu’il faudra cependant confirmer face à Béziers, prétendant lui aussi aux phases finales.

Il faut bien reconnaître que personne n’aurait imaginé un tel début de saison des Aurillacois. Échaudé par trois dernières saisons pour le moins délicates, le public doit se frotter les yeux pour y croire. Pourtant, il se devra d’être présent en masse ce soit pour soutenir les siens. Un Stade aurillacois pragmatique qui aura besoin néanmoins de tout pour tordre le cou à Béziers, habitué du top 8 depuis deux ans et barragiste en 2018.

À Rouen, les Aurillacois sont restés sur le registre affiché du début de saison : l’envie et l’enthousiasme. Deux caractéristiques qui ont permis de réaliser une entame parfaite, histoire de laisser d’emblée l’adversaire à distance, comme pour Biarritz d’ailleurs. Ce comportement-là, les coéquipiers d’Adrien Corbex devront l’afficher tout au long de la saison. Ils le savent, tout comme ils savent qu’ils ne pourront exister qu’avec une conquête impeccable – ce qui est le cas – et une attitude irréprochable dans les zones d’affrontement. Et là, peut mieux faire encore.

Face à Béziers, il faudra encore monter d’un ton sur le plan de l’agressivité car les Héraultais ne viendront pas dans le Cantal en victime, mais bel et bien pour chercher un truc et se prouver qu’ils sont dans le vrai.

Besoin d’élever encore le niveau

Le comportement et l’engagement seront encore et toujours au cœur de l’équation. Si le Stade aurillacois veut exister, il ne peut se relâcher. Thierry Peuchlestrade et son staff n’ont donc de cesse de rabâcher le sujet chaque jour, d’insister sur les fondements même du rugby. Toute la semaine, c’est la chasse au positionnement adéquat, la guerre aux ballons tombés, la lutte contre l’à-peu-près ou encore l’obligation de communiquer.

Cela peut prêter à sourire, car on imagine mal les choses autrement dans ce sport collectif où la performance et le résultat se conjuguent avec engagement et abnégation. Sur deux matchs, le Stade aurillacois a fait savoir qu’il était performant. Reste maintenant les fins de matches. "C’était mieux à Rouen où l’on est restés conquérant en mêlée, présents dans les rucks même si l’intensité était moindre. Mais c’était toujours mieux que face à Biarritz", admet Thierry Peuchlestrade.

Raison pour laquelle il faudra encore élever le niveau face à Béziers pour ne pas subir, ni être pris dans le combat afin d’éviter une fin de match sous tension. "On ne validera notre victoire à Rouen qu’en battant Béziers, insiste le technicien. Et il faudra un grand Aurillac pour les battre." En ayant engrangé huit points sur dix en deux matchs, le Stade a aussi engrangé de la confiance et peut donc résoudre son équation avec une preuve par trois !

Jean-marc Authié
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