• Julien Blanc sait que ce derby centième du nom est déjà un rendez-vous crucial. Personne n’aime démarrer une saison par trois défaites.
    Julien Blanc sait que ce derby centième du nom est déjà un rendez-vous crucial. Personne n’aime démarrer une saison par trois défaites. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Brive : derby central

Pour son premier match à domicile, le CABCL a hérité d’un derby, historique en plus. Il affrontera le voisin clermontois pour la centième fois.

Cette fois, les historiens semblent d’accord. Ce sera bien dimanche, le centième derby entre les Brivistes et les Clermontois. Les années passées, certaines erreurs de comptage avaient anticipé l’événement, Wikipedia dit que nous en sommes à 103 (?). Mais ce n’est pas grave. Un centième derby à répétition, c’est une idée parfaite pour renforcer la légende. D’autant plus que cette légende a surtout pris corps dans les années 80, voire 90, quand le resserrement de l’élite a laissé les Coujoux et les Jaunards de plus en plus seuls jusqu’à se retrouver face à face pour représenter le Massif Central et ses abords. Une chose est sûre, pour Brive, ce derby centenaire tombe à pic pour lancer la saison. Après deux défaites à l’extérieur dont l’une à Agen (concurrent direct), ajoutée à l’exploit de Bayonne (autre concurrent direct) au Racing, l’événement sera d’autant plus écrasant.

La victoire y sera donc indispensable, sans même avoir recours à la dimension historique. Avec zéro point en deux rencontres et un jeu sans grand relief, les Brivistes n’ont rassuré personne depuis le 24 août. Les propos de Thomas Laranjeira suffisent à mesurer la tension qui présidera à ce rendez-vous crucial. «On ne peut jamais être confiant avec Clermont. L’expérience nous a montrés que, que l’ont soit sur une bonne ou mauvaise dynamique, Clermont nous a toujours mis sous pression. Les Clermontois sont toujours venus chez nous, pour nous casser la gueule. Mais nous sommes conscients que le public attend ce match avec impatience depuis que le calendrier est sorti. Bien sûr, ce match sera un tournant dans notre saison car il pourrait nous permettre de lancer notre histoire.» À Agen les Brivistes n’ont rien lancé du tout à l’image d’un alignement trop souvent contré (quatre ou cinq ballons perdus notamment en première période) et d’un Alex Dunbar encore trop poussif pour un international. Mais après la défaite vraiment décevante à Agen, on se dit que les Corréziens auront bien besoin de convoquer l’Histoire avec grand et petit "H" pour se donner des raisons d’y croire.

L’invincibilité à domicile, ressort psychologique

Brive jouera aussi pour préserver sa série de victoires à domicile. Le CABC n’a plus été surpris à Amédée-Domenech depuis avril 2018 et une défaite 25-27 face au Lou après avoir mené de douze points à un quart d’heure du terme. Depuis cette date funeste, les Brivistes ont gagné leurs dix-huit rendez-vous à la maison.

La question de l’invincibilité à domicile est un ressort que les coachs ont prévu de jouer. «L’objectif, c’est le maintien et rien d’autre et la première des choses, c’est de rester invaincu à la maison. Nous l’avions fait l’an passé. Il faut le rééditer, même si je sais que c’est ambitieux», confiait Jérémy Davidson avant le début de la saison. «Si nous parvenons à marquer ton territoire d’entrée, tu pars sur de bonnes bases. La saison de la relégation, nous avions commencé la saison par deux revers à domicile et ça avait motivé les adversaires pour venir gagner chez nous," confirmait Saïd Hirèche. On sent un vrai soutien quand on joue chez nous. Je suis là depuis 2012. et jouer à la maison, c’est particulier ici…» Mais la saison passée, le taux de victoires à l’extérieur en Top 14 était monté à 35 pour cent. Le fameux petit plus est en baisse Mais c’est sans doute là que la notion de derby joue à plein…

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