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Pro D2

Colomiers : atouts en main

La polyvalence prônée par le staff columérin est une des forces de ce début de saison. certains s’en accommodent plutôt bien comme jean thomas, repositionné deuxième ligne.

Dimanche, à Aimé-Giral, il n’y aura pas de rotation dans l’esprit du staff haut-garonnais — "je ne veux pas entendre parler de cette expression de "faire tourner"" nous a appuyé en début de semaine Julien Sarraute — mais bien "l’équipe alignée la plus compétitive. Avec des joueurs qui auront le plus de fraîcheur physique, mentale, et qui auront envie de réaliser une performance" insiste Sarraute.

Repositionnement bénéfique

En parlant de fraîcheur mentale et physique, il y en a un pour lequel tout se déroule pour le mieux en ce début d’exercice. Pur produit de Colomiers - où il a commencé à toucher le ballon à l’âge de 6 ans - Jean Thomas savoure. Deux titularisations en deux feuilles de matchs, sitôt au démarrage, ça ne lui était jamais arrivé. Surtout que le troisième ligne de formation a basculé dans la cage. Une aubaine alors que Clément Chartier, blessé, fait défaut et que George Earle et Alexandre Manukula n’étaient pas encore sur pied. "Il nous a semblé intéressant au vu de ses caractéristiques et de ses points forts d’effectuer ce repositionnement qui pourrait lui permettre d’être encore plus performant pour le collectif", délivre Sarraute qui reconnaît s’être inspiré de ce que font les Australiens. L’objectif étant de "garder la polyvalence, dynamiser la seconde ligne sur des terrains secs et de densifier la troisième ligne une fois l’hiver arrivé." Le technicien ne tarit pas d’éloges sur son "nouveau" deuxième ligne. "Jean est un joueur exemplaire, de devoir, formé et attaché au club (il a prolongé jusqu’en 2021, N.D.L.R). Sur le terrain, il enchaîne les tâches comme un deuxième ligne moderne, fort physiquement (1, 93 m, 109 kg) avec de grosses qualités de déplacement et qui aime aussi les tâches obscures, de combat…"

L’intéressé ne dément pas son appétence pour ses nouvelles fonctions. "Ce n’est pas tellement différent de ce que je faisais en troisième ligne. Même si je suis plus sollicité sur les poussées en mêlée fermée. J’avais tendance à pousser fort en 6, mais en 4, ça demande plus d’énergie et nous sommes moins frais en sortie de mêlée", reconnaît-il. Le joueur de 25 ans qui sort d’un dernier exercice accompli (20 feuilles de matchs, 14 titularisations) a gardé ses prérogatives en tant que leader et capitaine de touche, costume qu’il partage avec Aurélien Beco et Romain Bézian notamment. Aurélien Beco d’ailleurs n’hésite pas à le comparer à Rynhardt Elstadt, le rugueux troisième ligne sud-africain du voisin toulousain. Une comparaison flatteuse au vu de l’abattage monstre du Springbok sur le terrain. Dans la cathédrale d’Aimé-Giral, face à une très grosse opposition, il faudra un Jean Thomas en mode "cyborg" à 100 % - le surnom que lui ont donné il y a quelques saisons Victor Delmas, Grégoire Maurino et Martin Puech- pour enrayer les offensives catalanes. Thomas se rappelle que Colomiers avait su y gagner en novembre 2016 (26-22). Il était de la partie. "Un de ses meilleurs souvenirs" "Maintenant, il faut en écrire de nouveaux." Et prolonger la belle embellie columérine, en deuxième ou troisième ligne.

Enzo Diaz
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