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Fédérale 1

Hough : «C’est le championnat de la densité»

Andre Hough est l'entraîneur des lignes arrières de Mâcon, club amitieux. Vainqueur du challenge du-manoir l’an passé et en quête d’amélioration constante, il fait le point sur ce championnat qui s’annonce captivant.

Midi Olympique : Votre équipe a remporté le Challenge Yves-du-Manoir la saison passée. Quel sera votre objectif en 2020 ?

Nous voulons toujours faire mieux. Nous voulons donc nous qualifier pour le Jean-Prat. Cela veut dire que nous n’aurons pas le droit à l’erreur durant la phase de qualification et que nous devrons jouer le haut du tableau pour terminer au sein des deux premiers de notre poule. La mission s’annonce ardue mais terriblement excitante.

D’autant plus que vous devrez composer avec un calendrier difficile…

Oui, nous commencerons notre championnat par quatre rencontres à l’extérieur. Notre stade est en travaux et nous ne sommes actuellement pas capables de recevoir nos adversaires. Le secret de notre saison tiendra là : nous devrons apprendre -et vite - à gagner loin de chez nous. Notre comportement à l’extérieur sera déterminant dans la tenue de notre saison. L’an passé, c’est notre solidité à domicile qui nous a permis d’être champions du Du-Manoir. Il faut passer un cap si nous voulons faire mieux et cela ne se fera pas sans efficacité à l’extérieur. Nous nous sommes préparés pour ça.

Quel regard portez-vous sur ce championnat de Fédérale 1 que vous avez découvert à la fin de votre carrière de joueur ?

C’est un championnat très long, très difficile, très tactique. Il est passionnant mais aussi très usant. À nous, managers, de bien préparer nos équipes pour bien le gérer sur la longueur.

Que penser de la composition des poules et du mélange professionnels - amateurs ?

Je ne connais pas bien les autres poules mais pour ce qui est de la nôtre, il n’y a pas un énorme écart entre les équipes. Ici, le niveau est plutôt homogène et c’est une bonne chose car on a pu voir l’an dernier que notre phase régulière nous avait bien préparé à la phase finale en nous offrant des oppositions de qualité. Rumilly, par exemple, sera un promu très solide. Globalement, je pense que toutes les équipes qui jouent dans cette division ont des arguments à faire valoir. Il n’y aura pas de matchs faciles. C’est le championnat de la densité.

On a vu à travers votre recrutement que vous aviez favorisé les jeunes joueurs, à l’inverse de la mode qui voudrait que les grosses écuries fassent venir des joueurs expérimentés au pedigree trois étoiles. Pourquoi cette stratégie ?

On a pour habitude de faire confiance aux jeunes. Cela nous a réussi la saison dernière puisque nous avons gagné un titre en ayant déjà cette philosophie.

On sait que votre club se voit bien rallier le Pro D2 à moyen terme…

C’est vrai, le club vise le Pro D2 d’ici deux ou trois ans. On travaille dur pour y arriver. Les infrastructures du club évoluent. On se structure et le sportif essaye de passer des caps, petit à petit. Cela ne se fait pas en un jour mais tout est réalisable pour ceux qui s’en donnent les moyens.

À titre personnel, pourquoi avoir choisi Mâcon ?

J’apprends encore mon métier d’entraîneur et le projet mâconnais me plaisait. Le groupe est bon, je m’entends bien avec toutes les strates du club, je sens que je progresse. En parallèle, je continue de passer des diplômes pour me perfectionner. Mon but est d’entraîner un jour au plus haut niveau possible.

Le terrain ne vous manque pas ?

Non (rires). Maintenant, je suis dans le partage des connaissances même si parfois j’ai encore envie de taper une bonne chandelle pour aérer tout ça !

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