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XV de France

Quel(s) impact(s) sur la compo ?

Les conditions auront forcément un impact sur les choix du staff pour composer le XV de départ. Et certains pourraient perdre au change...

à quoi ressemblera la première composition du XV de France contre l’Argentine ? C’est la question que tout le monde se pose. Si certains joueurs paraissent indéboulonnables à leurs postes comme le pilier gauche Jefferson Poirot, son homologue droitier Rabah Slimani, le deuxième ligne Sébastien Vahaamahina, le demi de mêlée Antoine Dupont ou le centre Wesley Fofana, les choses sont en revanche plus ouvertes sur les autres postes. Et les conditions humides conduiront certainement le staff du XV de France a bâtir une équipe "tout terrain", capable de se sortir de ce bourbier. Devant, on doute que malgré ses qualités physiques et toute son énergie déployée, Camille Chat parvienne à chiper la place du capitaine Guilhem Guirado.

Même si ce dernier n’est plus aussi incontestable sur le plan sportif qu’il le fut auparavant, les Bleus devront s’appuyer sur une conquête solide. Et pour cela, il faut des lancers en touche précis, secteur dans lequel le futur Montpelliérain compte une bonne longueur d’avance sur Chat. En deuxième ligne, il faudra du poids et de la puissance dans le jeu au sol pour ne plus revivre pareil calvaire que lors du second test amical à Edimbourg. Voilà pourquoi on pourrait imaginer que le staff préférera aligner Bernard Le Roux en deuxième ligne pour accompagner Sébastien Vahaamahina… En troisième ligne, la concurrence fait rage, pour encadrer Alldritt. Ollivon et Iturria semblent opposés puisque, si les matchs virent au rugby de tranchée, l’abattage d’un Wenceslas Lauret au sol sera un atout pour les Bleus. Quasi indispensable en l’absence de François Cros.

Raka sous la menace de Huget

Derrière, les débats sont plus nombreux. La première victime des conditions climatiques pourrait se nommer Alivereti Raka. Car si le Clermontois est un véritable danger balle en mains, il a aussi montré par le passé des lacunes dans les duels aériens, lesquels seront forcément plus nombreux si les adversaires ont plus souvent recours au jeu au pied d’occupation pour s’adapter aux conditions.

Une faiblesse qui s’avère trop criante pour ne pas titulariser le Toulousain Yoann Huget qui présente des garanties nettement supérieures dans ce secteur, ainsi qu’en défense. Au poste de numéro neuf et derrière le numéro un Antoine Dupont, c’est Maxime Machenaud qui pourrait profiter de ces conditions climatiques difficiles. Demi de mêlée plus puissant et plus dur sur l’homme que son concurrent Baptiste Serin, le Racingman serait alors une sorte de neuvième avant qui pourrait redonner un coup de fouet à la défense française en deuxième mi-temps et apporter aussi sa précision dans l’exercice des tirs aux buts (86 % de réussite sur la phase régulière). Enfin, la couverture du fond de terrain sera primordiale. Et dans cet exercice, le patron des Bleus se nomme Maxime Médard, plus expérimenté que son compère de club Thomas Ramos. Une titularisation qui pourrait avoir un autre impact, sur le poste d’ouvreur… où Romain Ntamack serait préféré à Camille Lopez pour ses qualités de buteurs en l’absence de Ramos. Affaire à suivre…

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