• Manuel Leindekar, le deuxième ligne d’Oyonnax sera l’un des trois joueur s uruguayens qui évoluent en France. Les Teros tenteront de faire bonne figure au pays du Soleil Levant. Photo Icon Sport
    Manuel Leindekar, le deuxième ligne d’Oyonnax sera l’un des trois joueur s uruguayens qui évoluent en France. Les Teros tenteront de faire bonne figure au pays du Soleil Levant. Photo Icon Sport
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Coupe du Monde

Saga des nations - Uruguay : le miracle permanent

Si le rugby uruguayen est surtout devenu célèbre pour la tragique histoire des "survivants" du old christians club en 1972, sa sélection nationale est parvenue malgré ses modestes moyens à se qualifier pour la quatrième fois en phase finale de la coupe du monde. Où les teros voudront, une fois de plus, faire valoir leur légendaire grinta…

Que sait-on de l’Uruguay, en réalité ? Plus grand-chose, pour être honnête. Parce que «Pépé» Mujica, le si sympathique chef d’État qui secoua le pays de 2010 à 2015 (ex-guérillero des Tupamaros, il se signala par son refus total des avantages octroyés par sa fonction de président de la République, en dénonçant la logique de consommation engendrée par le système capitaliste) n’est plus en fonction. Parce que la Celeste, sa sélection de football double championne du monde, connaît un coup de mou parallèlement au vieillissement de ses avants-centres stars, Edinson Cavani et Luis Suarez. Parce que même l’icône Rodrigo Capo Ortega ne sera pas de la partie au Japon, la faute à une hernie discale contractée au plus mauvais moment (lire ci-dessous). Autant dire que la sélection des Teros s’envolera dans l’inconnu au pays du Soleil-Levant, elle qui a une fois de plus hérité du redoutable honneur de figurer dans le groupe de la mort…

Qualifiés face au Canada avec 6 000 licenciés…

Il faut dire qu’avec ses petits moyens (6 000 licenciés seulement, les 3 millions d’habitants de l’Uruguay étant pour la plupart inféodés au dieu football…), les Teros ont déjà réussi leur mission en se qualifiant pour la phase finale de la Coupe du monde. Victorieux du Canada en match aller-retour (38-29 à Vancouver puis 32-31 à Montevideo), les Uruguayens se sont ainsi offert le luxe d’éviter le piégeux tournoi de qualification disputé en novembre dernier du côté de Marseille, et ont eu le temps de préparer «confortablement» cette édition 2019, où leur seul véritable objectif consistera à battre la Géorgie, tout en offrant une opposition convenable aux Australiens, Gallois et autres Fidjiens. Auteurs d’un grand chelem durant le dernier Championnat d’Amérique (victoires face au Canada, au Chili, aux États-Unis et au Brésil), les Teros ont toutefois perdu de leur superbe au mois de juin, qui les vit concéder deux défaites à Montevideo contre la Namibie (30-28) et l’Espagne (41-21) pour une seule victoire contre la Russie (48-26).

Huit joueurs sur le circuit pro états-unien

Pas franchement de quoi faire le plein de confiance avant le grand départ pour le Japon, même si ces derniers ont remporté leur ultime match le 22 août (24-20) contre une compétitive sélection sud-américaine. Constituée aux deux tiers de joueurs évoluant au pays, l’équipe des Teros compte également trois joueurs expatriés en France (A. Ormaechea, Leindekar et Berchesi), un en Angleterre (le deuxième ligne Franco Lamanna, en D2 anglaise) deux au Canada (les ailiers Leivas et Mieres, dans le même club de Toronto) et surtout huit dans le tout nouveau championnat professionnel américain, dont cinq (les piliers Echevarria et Sanguinetti, les deuxième ligne Dotti et Magno et le flanker Nieto) au sein du pack. De quoi permettre de juger sur pièces le niveau du futur championnat de Mathieu Bastareaud…

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