• Alexandre Flanquart, plaqué par Rodrigo Capo Ortega, a joué quinze petites minutes à Castres pour reprendre le rythme de la compétition. Il sera titulaire samedi soir face au Stade français pour montrer à Christophe Urios qu’il pourra compter sur lui. Photo Icon Sport
    Alexandre Flanquart, plaqué par Rodrigo Capo Ortega, a joué quinze petites minutes à Castres pour reprendre le rythme de la compétition. Il sera titulaire samedi soir face au Stade français pour montrer à Christophe Urios qu’il pourra compter sur lui. Photo Icon Sport Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Flanquart, retour en piste

L’ex-parisien démarre une deuxième carrière en Gironde. Christophe Urios espère qu’il sera le fer de lance d’un quatrième succès face à ses anciens partenaires..

«J’ai coché ce match depuis un bout de temps. Je l’attendais avec impatience même si, au fond, ça reste un match de rugby. Mais c’est vrai que pour moi, il aura une saveur un peu particulière… Depuis mon arrivée ici, tout va bien. Je n’ose pas vous dire que… tout est rose».  Le deuxième ligne néo-bordelais Alexandre Flanquart sera forcément l’une des attractions de la partie de samedi soir. Il en est conscient et il est venu en parler assez courageusement, dénotant sa forte personnalité qui sait faire face à ses responsabilités. Il a quand même vécu treize saisons sous les couleurs du Stade français. Le deuxième ligne aux 22 sélections avait marqué les esprits en décembre dernier quand il avait exprimé sans détour ses réserves vis-à-vis du staff parisien. Il l’avait fait avec une rare franchise, qui dénote (positivement) dans un milieu plutôt aseptisé, puis il tira les conséquences de son attitude, en quittant la capitale l’été dernier alors qu’il n’était pourtant pas en fin de contrat.

Sa dernière saison ne fut pas la plus prolifique évidement, avec seulement cinq titularisations dont une seule après sa prise de parole (le 3 mars). Heyneke Meyer ne lui fit pas de cadeau - c’est la loi du genre, même si, au final, il fut inscrit sur dix-huit feuilles de match et qu’après tout, les internationaux Yoann Maestri et Paul Gabrillagues ne sont pas les premiers venus non plus. Ni Mathieu De Giovanni en pleine ascension…

De l’humain

Mais de son propre aveu, le Stade français d’Alexandre Flanquart était celui de Gonzalo Quesada avec qui il fut champion de France en 2015. Il n’était pas hommes à s’abriter tranquillement derrière un contrat en attendant que ça passe. Voilà pourquoi l’été dernier, après 143 matchs avec les Soldats roses, Alexandre Flanquart a pris la direction du Sud-Ouest. Des douleurs au dos ont un peu retardé ses grands débuts avec l’UBB. Il a enfin joué un quart d’heure à Castres en remplacement de Tutaia. Visiblement, Christophe Urios le réservait pour ces fameuses retrouvailles de samedi. On reconnaît bien là la patte du nouveau guide de l’UBB qui aime bien compter sur des destins individuels qui pimentent l’effort collectif : «Je ne le connaissais pas du tout avant de venir ici. Son approche m’a convaincu d’intégrer son projet. Christophe Urios attend de moi l’expression d’un certain leadership et il aime aussi les joueurs revanchards. évidemment, je le serai tout au long de la saison mais ce week-end, ce sera particulièrement le cas.»

Quand on lui demande ce qu’il a retrouvé à Bordeaux qu’il avait perdu à Paris, il ne se dérobe pas : «J’ai trouvé un staff proche des joueurs, basé sur l’humain, qui est à l’écoute. Et qui a envie de faire progresser et d’impliquer tout le monde. Un projet collectif et pas individuel. Ce que j’avais clairement avec Gonzalo Quesada.» Dimanche, il retrouvera une équipe dont il connaît la majorité des joueurs, il tâchera de faire ce qu’il a toujours fait, s’appliquer dans les tâches ingrates : «Ne pas subir, ne rien subir, gagner tous nos duels surtout devant une équipe qui veut agresser l’adversaire pour le faire craquer physiquement. Je n’appréhende pas spécialement de retrouver mes amis mais ça fera bizarre, c’est sûr. Je ne me suis pas encore trop fait chambrer. C’est plutôt moi qui l’ai fait que le contraire. Quant aux lancements en touche, j’imagine qu’ils ont changé ; enfin, j’espère pour eux !»

Le bon départ de l’UBB lui a permis de revenir dans un contexte hyper positif, le genre de dynamique qui pourrait peut-être le reconduire avec un peu de chances vers une sélection qu’il n’a plus connu depuis plus de trois ans.

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