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Pro D2

Aurillac s’est sabordé

Pourtant en place, les cantaliens ont été plombés par une flopée d’erreurs individuelles.

Bien que vainqueurs avec le bonus offensif, les Grenoblois étaient les premiers à reconnaître que l’ampleur du score n’était pas forcément méritée. Il faut dire que les Cantaliens ont dû conserver le ballon pendant pratiquement 70 % de la partie, ajoutant à cette domination une occupation du terrain efficace en première période dans le sillage de leur arrière Minguillon. Las pour eux, à chaque fois qu’ils semblaient bien dans la partie où en mesure de faire douter leurs hôtes, les Aurillacois se sont systématiquement sabordés. On en veut pour preuve ces échecs au pied de Salles (notamment cette pénalité juste avant la fin de la première mi-temps), ce carton jaune bêtement concédé par Javakhia alors que les siens venaient tout juste de se trouver en supériorité numérique (et revenus au score à 7-6), et bien sûr cet essai concédé à Guillemin à l’entame de la deuxième période, après une immense contre-attaque de Rhule. Une action assez symptomatique puisque, si elle permit de mettre en exergue la supériorité de certaines individualités grenobloises, elle révéla surtout la fragilité mentale de l’équipe cantalienne, au moment précis où elle pouvait vraiment commencer à faire douter son hôte, encore traumatisée de sa deuxième période contre Colomiers. "On est bien dans le match et sur un coup d’envoi anodin, on prend un essai de cent mètres, regrettait l’entraîneur Thierry Peuchlestrade. Un collectif, c’est d’abord un ensemble d’individualités, et il me semble que sur certains coups certaines n’aient pas fait leur part de boulot. Clairement, on sort du match à cause d’un enchaînement de petites erreurs individuelles." Un constat suffisant pour ne pas remettre en cause la hiérarchie à tous les postes, objectif pourtant à demi avouée avant ce déplacement. Dommage…

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