• Lionel Mapoe (Stade français) contre Bordeaux
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Grosse consternation pour le Stade français

Paris a été tout simplement balayé après quatre-vingts minutes indignes du statut supposé du club.

Que dire après une soirée aussi noire ? 80 minutes si consternantes que jamais, les Parisiens n’ont été en mesure franchir la ligne adverse. Ils ont explosé en défense face aux vagues bordelaises, ce fut une évidence. Ils ont de surcroît été "mangés" en touche. Ils ont gâché avec une troublante obstination leurs lancers près de la ligne adverse. Heyneke Meyer est venu s’expliquer assez dignement, même si son visage était fermé. "Nous n’avons pas d’excuse, nous n’arrivons pas à imposer notre jeu loin de nos bases. En plus, nous avons souffert en conquête, nous avons subi trois cartons jaunes, tout s’est retourné contre nous."

Reconnaissons aux Parisiens quelques circonstances atténuantes. Ils ont joué ce match avec deux talonneurs en moins, Rémi Bonfils et l’Australien Damien Fitzpatrick. Ils ont cruellement manqué, c’est une certitude. Ils auraient sans doute assuré le coup aux moments charnières. Parce qu’après tout, la balance des pénalités ne fut pas si défavorable aux "Soldats roses", dix à neuf en faveur de l’UBB à notre pointage. Les absences d’Antoine Burban et de Sekou Macalou ont aussi pesé très lourd dans ce match bordelais. Paradoxalement, c’est l’entraîneur adverse, Christophe Urios qui livra le diagnostic le plus "carré" sur le club parisien : "C’est une équipe en manque de confiance, ça se sent. Mais ce n’est pas un problème…"

Un canevas vite éventé

Les Girondins s’attendaient à un canevas bien précis de la part des Parisiens, gros jeu au pied de pression et d’occupation. Ils l’ont fait d’ailleurs au début du match, mais la rapidité avec laquelle les Bordelo-Béglais ont accumulé les points a réduit à néant cette vision du rugby. Ceci dit, les phases de pression parisiennes n’ont pas été très convaincantes en soi, l’articulation entre les coups de pied (souvent donnés par Plisson en position de repli) et les montées défensives n’a pas été parfaites. Par exemple, les interventions des Plisson, Francoz, Maestri et Chapuis sur la fameuse relance de Ducuing (21e) n’ont pas été particulièrement tranchantes. Voilà pourquoi le Stade français est en train de louper magistralement son début de championnat. À Lyon, avant même la fin du match (43-9), le docteur Wild avait quitté le stade pour revenir dans sa chambre d’hôtel. À Bordeaux, il est resté jusqu’au bout. On l’a même vu descendre sur la pelouse. Lui qui a lancé un audit sur son propre club, pour vérifier le bien-fondé des deniers dépensés n’est pas homme à rester les bras ballants.

Ceux qui travaillent avec lui n’ont pas su lui construire un collectif qui tienne la route durant l’absence des "Mondialistes". Il se murmurait qu’il allait prendre vite quelques décisions pour redresser ce qui peut l’être. Avec cette équipe, il faudra se "farcir" Clermont la semaine prochaine. Après ce qu’on a vu à Bordeaux, le défi relève du pari le plus fou…

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