• Sur la pelouse de Sapiac, l’ouvreur Zack Henry a montré toute l’étendue de son talent. Avec un tel chef d’orchestre, Nevers peut avoir de légitimes ambitions.
    Sur la pelouse de Sapiac, l’ouvreur Zack Henry a montré toute l’étendue de son talent. Avec un tel chef d’orchestre, Nevers peut avoir de légitimes ambitions. Stéphanie Biscaye / Stéphanie Biscaye / Stéphanie Biscaye
Publié le / Modifié le
Pro D2

Rentrée décalée à Nevers

 Les Bourguignons ont démontré que la victoire contre Biarritz n’était pas anecdotique. Leur saison est bien lancée, enfin.

Les deux revers inauguraux nous avaient fait douter. Mais où était passé l’ogre neversois, plus gros budget du championnat, lors de la réception de Soyaux-Angoulême (18-24) et le déplacement à Mont-de-Marsan (54-16) ? Visiblement encore en vacances car ce vendredi, les Nivernais avaient repris goût au succès. Un succès qui s’est construit principalement devant. "On savait qu’en venant ici, pour faire un résultat, il fallait prendre le dessus dans le jeu d’avants, reconnaît Hugo Fabrègue. En deuxième période, nous avons mieux structuré nos mauls, pris l’ascendant en mêlée et c’est ce qui nous a fait gagner." Xavier Péméja, ex-entraîneur historique de Sapiac (de 1992 à 2005 puis de 2011 à 2016), savait encore comment tourne la boutique.

Un renouveau acquis par les bases

Ce match a longtemps vu le jeu du chat et de la souris au tableau d’affichage. Mais Nevers, bien plus costaud au retour des vestiaires, ne pouvait perdre les débats. Si les deux cartons jaunes ont coûté cher, la domination du pack a été décisive. Et les fautes de main ou au sol se sont fait très rares. De quoi rendre un match à l’extérieur beaucoup plus facile. Alors simple retard à l’allumage ? "On ne va pas se cacher derrière la préparation physique ou les nombreuses blessures, répond le troisième ligne. Je ne sais pas vraiment comment expliquer ce départ raté. L’important est d’avoir repris la marche avant."

Derrière l’avancée des avants, les puissants Naqiri et Raisuqe n’étaient pas seuls à briller. Zack Henry, par ses jeux d’occupation lointains, sa précision face aux perches et son animation, fut un grand maître d’orchestre. La preuve avec cette combinaison de passes à hauteur et de courses tranchantes vers l’extérieur qui amenèrent Romaric Camou à l’en-but. "Ça s’est ouvert parce que les copains ont fait le boulot devant, relève l’ailier. C’est tellement plus facile dans ces conditions !" Un paquet dominateur, un ouvreur soigneux et des trois-quarts qui se trouvent, Nevers semble avoir trouvé la bonne recette. Hugo Fabrègue conclut : "C’est une belle victoire collective qui nous relance dans le championnat." Exactement le match qu’il leur fallait.

Quentin Put
Voir les commentaires
Réagir