• Societe Generale - Home-Field Advantage Filming
    Societe Generale - Home-Field Advantage Filming Getty Images AsiaPac / Matt Roberts / Getty Images AsiaPac
Publié le / Modifié le
Horizons

La classe mondiale

Après Saint-Père-Marc-en-Poulet et Roubaix, la saison 3 de "Terrain Favorable" s’en est allé vers d’autres cieux, bien plus lointains. Des Fidji à l’Écosse, de New Delhi à la Côte d’Ivoire, en passant par le Japon, la série, diffusée sur la chaîne Youtube de la Société Générale depuis le 12 septembre et en six épisodes sur La Chaîne l’Équipe, les 23 et 30 septembre, nous transporte avec émotions sur les traces de ceux qui font le rugby au quotidien.

Les aventures de Saint-Père-Marc-en-Poulet et Roubaix semblent loin. Très loin. À l’occasion de la Coupe du monde au Japon, la Société Générale, partenaire du rugby depuis plus de 30 ans, a frappé fort. Le troisième opus de la série "Terrain Favorable", diffusée sur la chaîne Youtube de la Société Générale depuis le 12 septembre est une ode magnifique consacré à ces histoires que seuls le rugby peut enfanter. Pour cela, elle a fait appel à ses ambassadeurs et quelques anciens joueurs de renom. Jonny Wilkinson, Thierry Dusautoir, Mat Giteau, Conrad Smith, Christian Califano, Joe Van Niekerk et Toshiaki Hirose (ancien demi de mêlée du Japon), le casting a fier allure. "L’idée de la Société Générale, explique Christian Califano, c’était de dispatcher ses ambassadeurs à travers le monde et d’aller à la rencontre de ceux qui font le rugby d’aujourd’hui. On a eu la chance de rencontré des gens incroyables, des gens qui œuvre pour le rugby mais pas seulement."

Sur la Côte Ouest de l’Écosse, à Oban où vivent 8 000 âmes, "Cali" a pu mesurer combien le rugby pouvait être le ciment d’un village, où les hommes rudes, sont prêts à tous les sacrifices pour assouvir leur amour du rugby. À New Dehli, Joe Van Niekerk s’est ému devant des jeunes filles qui, grâce à un ballon ovale, s’émancipent, s’épanouissent et trouvent une place au cœur d’une société parfois très dure avec elles. À Divo en Côte d’Ivoire, où il a vécu jusqu’à son dixième anniversaire, l’émotion pudique de Thierry Dusautoir est forte, intense. Il invite Conrad Smith, double champion du monde, à le suivre sur les traces de son enfance. Le Néo-Zélandais découvre alors le haka imaginé par l’équipe locale et partage un footing avec les gamins du village. "Zozo", jeune Ivoirien d’une dizaine d’années, rêve de Coupe du monde et se pince encore pour s’assurer que ce footing à côté d’un ancien All Black n’était pas un simple rêve. Dans ces tranches de vie, il n’est question que de rencontres et d’amitié autour d’un lien indéfectible, ce ballon ovale vécu partout avec la même passion. Le sentiment est magnifié par des images d’une grande beauté, par des mélodie venant sublimer ces instants de bonheur et d’émotions.

Et puis, il y a Kamaishi. Souvenez-vous. C’était en 2011. Un puissant séisme frappe au large du Japon et déclenche un tsunami immense. Du port industriel aux écoles primaires, Kamaishi est engloutie par une vague de près de dix mètres de haut qui s’écrase sur les côtes de la ville. Les bâtiments sont rasés, les âmes perdues se comptent en centaines et Kamaishi semble alors rayée de la carte. Un hom-me va se battre contre le destin. Toshio Hamato a perdu sa femme, ses parents et l’une de ses trois filles dans le drame. "Le rugby a été ma lumière", dit-il sobrement. L’homme, directeur du club de rugby de Kamaishi, a donc attiré cette lueur d’espoir sur sa ville. Deux matchs du Mondial s’y dérouleront. "À Kamaishi, j’ai vécu un moment d’émotion que je n’avais probablement jamais vécu, assure Christian Califano. On a tous pris une claque dans la gueule humainement. Quand nous avons terminé le tournage là-bas, on s’est regardé avec les mecs, les équipes de tournages, les ambassadeurs et on s’est dit qu’il s’était passé quelque chose d’indescriptible." Pour mieux vivre et comprendre ces instants de partage, il y a donc ces six épisodes d’une vingtaine de minutes comme un cadeau précieux que l’on offre à ceux qu’on aime.

Midi-Olympique.fr
Voir les commentaires
Réagir