• Guido Petti (Argentine).
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Coupe du Monde

Guido Petti est grand

Le deuxième ligne argentin sera l’une des menaces numéro 1 pour le XV de France.

On parle surtout de Tomas Lavanini, quand il est question de deuxième ligne argentin. Parce qu’il est taillé comme un dinosaure, que ses bras font la taille d’un torse chez le commun des mortels et que, une fois avec Pascal Papé, une fois avec Eben Etzebeth, il a entamé les pourparlers protéinés un sourire carnassier aux lèvres. Reconnaissez qu’il faut une certaine forme de courage. Pourtant, le meilleur deuxième des Pumas se nomme aujourd’hui Guido Petti. Le joueur le plus utilisé par les Jaguares (17 matchs et 1298 minutes de jouées), la saison dernière en Super rugby dont ils avaient atteint la finale.

Petti est donc moins "bankable", moins euphorisant que son associé en deuxième ligne. Mais il est d’une activité absolument redoutable, dans les rucks ou plus au loin, là seuls les seuls troisième ligne s’aventurent habituellement.

La presse argentine, cette semaine, parlait de lui comme "un véhicule tout-terrain. Infatigable." Car Petti sait tout faire. À commencer par se déplacer beaucoup, et vite, ce qui tranche avec Lavanini. En 2016 à Tucuman, pour ce qui était la première tournée du sélectionneur Novès loin de France, c’est lui qui avait déposé Jules Plisson, dans le fond du terrain, pour conclure la victoire des Pumas (30-19). Pas qu’on prête à Plisson des qualités de vitesse hors du commun, mais tout de même, voir un ouvreur se faire déposer par un deuxième ligne, cela avait interpellé.

Recordman amnésique

L’explosion à l’international de Guido Petti remontait à une année plus tôt. En Angleterre, durant le précédent Mondial, il devint le plus jeune marqueur d’essai des Pumas dans l’histoire des Coupes du monde, à 20 ans seulement. Et face aux All Blacks, s’il vous plaît ! Une fierté pour ce fils d’un autre deuxième ligne pumas, Roberto Petti (2 sélections en 1995). "Le problème, c’est que je ne me souviens de rien", racontait-il cette semaine, en conférence de presse à Fukushima. Laissé K.- O. par un mauvais coup néo-zélandais, il a "revu cette scène mille fois, en vidéo. Mais pour l’adrénaline, il ne me reste rien. Malgré tout, je l’ai vécu et c’est beau de me dire que je faisais là mes débuts en Coupe du monde. J’étais l’un des plus jeunes pumas, immédiatement titulaire face aux All Blacks. Je l’ai vécu comme un jeune joueur, comme un rêve. Aujourd’hui, j’aborde cette nouvelle Coupe du monde dans un tout autre état d’esprit."

Quatre ans plus tard, Petti s’avance vers ce Mondial japonais en cadre de l’équipe de Mario Ledesma, qui défiera l’équipe de France ce samedi à Tokyo. Et qu’on se le dise, Petti n’a pas peur des Bleus. "Le match contre la France va passer par beaucoup de heurts et de temps morts. On le sait et on s’y prépare. Les Français vont chercher à ralentir le jeu. En termes de dynamique, ils savent que nous sommes une équipe dangereuse." Lé.F.

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