• Après une victoire contre Trélissac et une défaite à Saint-Jean-de-Luz, les Marmandais devront gommer certaines lacunes techniques pour gagner dans leur antre.
    Après une victoire contre Trélissac et une défaite à Saint-Jean-de-Luz, les Marmandais devront gommer certaines lacunes techniques pour gagner dans leur antre. Emmanuel Guibert / Emmanuel Guibert
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Fédérale 1

Le meilleur, dès le début

"Cette fois, nous ferons en sorte de descendre du bus à l’heure !" Non sans une pointe d’humour, Christophe Bramery indique la marche à suivre.

Certes, mieux vaut tard que jamais mais les miracles n’ont lieu qu’une fois. Car le fabuleux renversement de situation du week-end dernier aux dépens du Bassin d’Arcachon a quelque chose "d’inespéré" comme l’admet, en toute humilité, le nouveau responsable du staff bergeracois. Comme son homologue de Soyaux-Angoulême la veille du côté de Colomiers, le banc des riverains de la Dordogne a fait "grimper aux arbres" tous les observateurs : "Un vrai groupe, avec vingt-trois compétiteurs qui sont autant de joueurs de caractère." Le schéma tactique ? Il sera toujours temps de l’affiner. "Vous savez, le rugby, on ne l’invente pas, il fallait remettre la main sur le ballon. Donc, pas besoin de pousser des hurlements dans le vestiaire à la mi-temps, juste se dire les choses, procéder par ordre, c’est ainsi que nous avons étouffé le Bassin d’Arcachon dans le dernier quart d’heure", poursuit celui qui côtoya les "grosses pointures" brivistes (parmi lesquelles, "Coco" Allégret), il y a trois décennies de cela.

Tous les coups bons à jouer

Dans son nouveau précarré de Marmande, Jalil Narjissi est très satisfait de l’état d’esprit manifesté par ses protégés et ceux de Christophe Tarozzi quand bien même ces derniers n’ont rien ramené du seul point de vue comptable. "Certes, Saint-Jean-de-Luz est une bien belle équipe mais le score ne reflète pas le match, il y avait la place pour faire mieux." En revanche, fort de sa longue expérience des deux côtés de la barrière, le transfuge fleurantin pointe du doigt certaines lacunes techniques : "Qu’il faut gommer pour pouvoir prétendre jouer en Fédérale 1, d’où la nécessité de travailler sans relâche, un peu comme un buteur qui s’entraîne pour gagner en précision."

L’an passé, les aficionados du stade Georges-Dartiailh déploraient la propension de leurs favoris à montrer deux visages. "Je ne veux que ceux qui sont des loups à domicile se comportent comme des agneaux à l’extérieur", explique l’ancien sociétaire d’Agen. Les adversaires des Lot-et-Garonnais sont prévenus, même sans Marmié ni Gazel ni Potgieter ni Antoine Thomas (par exemple), tous les coups seront bons à jouer et les points, bons à prendre. Demain toutefois, Marmande jouera sur ses terres, avec ce que cela suppose de pression pour avoir senti de très près le vent du boulet expédié par Trélissac. En cette période de rodage, l’expérience du niveau supérieur est susceptible d’apporter un surcroît de sérénité. En bonne place dans ce rayon, Rémy Chateauraynaud (à ne pas confondre avec Yohan, l’ancien Albigeois), le demi de mêlée passé par Bayonne. Dans le camp visiteur, coup de projecteur en direction d’Hubert Castagnier, le jeune talonneur pur produit de la formation maison. Et pourquoi pas, future icône noire et blanche comme le furent en leurs temps Dominique Pozzo puis Romain Teulet (alias, "Robocop").

Midi Olympique
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