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Coupe du Monde

Reculer pour mieux avancer

Depuis la préparation estivale, le XV de France jouit d’un nouveau système défensif plus agressif. Avec une stratégie étonnante autour des rucks.

Ce fut l’une des principales nouveauté de la préparation estivale. Sous la houlette de Fabien Galthié, les Bleus ont restructurer leur système défensif. L’objectif ? Avoir un premier rideau qui monte de façon plus rapide et plus agressive. La partie la plus visible de cette nouvelle orientation, c’est évidemment le positionnement des ailiers. Jusque-là, ils devaient accompagner l’arrière dans la couverture du troisième rideau. Désormais, et ça a sauté aux yeux lors du premier match amical face à l’Écosse, ils sont chargés de couper les extérieurs.

Ce qui s’est beaucoup moins vu, c’est le nouveau positionnement autour des zones de combat au sol. Depuis cet été, Fabien Galthié, l’adjoint comme les autres, réclame à corps et à cri à ses joueurs de prendre un mètre de recul, derrière le dernier pied du ruck. Bizarre, vous avez dit ? On peut bien sûr imaginer une perte de la ligne d’avantage, doublée d’un risque de voir l’équipe adverse jouer dans l’avancée. Sauf que. En intimant à ses joueurs de prendre cette position, conjugué à cette volonté de monter vite et fort, Fabien Galthié a mesurer l’impact positif d’un tel système. Car cette stratégie a plusieurs avantages. D’abord, elle laisse croire à l’adversaire à une possible avancée au près du ruck et écarte l’idée d’aller jouer plus large. Ensuite, en arrivant avec un mètre de recul, les Bleus peuvent impacter plus durement et faire reculer le porteur de balle.

Évidemment, force est de s’interroger sur cette stratégie face à des Pumas devenus plus "sudistes", moins latins, dans leur approche du rugby. Là où par le passé les Argentins se révélaient être - pour rester poli - de vrais pénibles, ils n’enchaînent plus que rarement des temps de jeu à zéro ou une passe autour des zones de ruck. Mais après tout, des pluies torrentielles sont annoncées sur Tokyo samedi à l’heure du coup d’envoi… A. B.

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