• Les Albigeois de Bastien Dedieu et Tunu Tavalea ont largement dominé le premier derby du Tarn.
    Les Albigeois de Bastien Dedieu et Tunu Tavalea ont largement dominé le premier derby du Tarn. La Dépêche du Midi / / La Dépêche du Midi
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Fédérale 1

Albi : la quête d'exigence

Le SCA tente son ultime essai pour la remontée en Pro d2 après le regret de l’an passé et le maintien de justesse de son statut pro.

Avec trois victoires bonifiées et un goal-average à +90, Albi termine son premier bloc avec tous les voyants comptables au vert. Premier de la poule 3 et numéro un national, le club respecte son plan de marche, ayant annoncé qu’il voulait finir aux deux premières places nationales qui assurent des matchs retours à domicile lors des phases finales couperets. La désillusion normande est toujours dans les têtes et incite le club à élever son niveau d’exigence. Car souvenons-nous du discours présidentiel d’il y a un an. La montée ou la fin du rugby professionnel avec la dissolution de la SASP. Le retour en Pro D2, perdu pour un point, a entraîné une vague populaire qui a permis au club de repartir pour un dernier tour grâce aux soutiens institutionnels et privés. Même le manager Arnaud Mela, sous l’insistance des joueurs, est reparti alors qu’il avait annoncé qu’il se retirerait en cas d’échec. le SCA reste un club à part et son épopée en Top 14 est encore très présente dans les mémoires.

Un recrutement cliblé

Et le retour en Pro D2 passera par un parcours sans-faute. Staff et joueurs savent que leurs quatre sorties de route de l’an passé, dont la fameuse défaite à Nafarroa, ont eu des conséquences rédhibitoires. Fort de cette expérience, avec un groupe très peu renouvelé, tout le monde a élevé son niveau d’exigence. Cette troisième tentative est la dernière et qu’aucun écart ne peut être toléré. Le recrutement a ciblé des joueurs d’expérience comme les piliers Nicolas Chocou ou Maxime Escur ou encore le deuxième ligne Lucas Guillaume qui semble déjà faire partie des meubles. Pour eux aussi, c’est leur dernière chance de retrouver le monde pro. Même les discours d’après matchs sont empreints du fameux "oui mais". En témoigne celui de l’entraîneur Jérémy Wanin après la large victoire contre Lavaur (40-5). S’il se montrait satisfait de la maîtrise de ses joueurs, il pointait du doigt l’indiscipline (trois jaunes et quinze pénalités encaissées) : "Ce genre d’erreur ne passera pas contre un adversaire d’un autre calibre." Les choses ont changé. Même si certaines valeurs de l’ère Béchu seront primordiales pour remonter, le club a haussé son curseur d’exigence pour mettre tous les atouts de son côté. En somme, une exigence déjà professionnelle.

Bernard Sorel
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