Médard l'air de rien

  • Maxime Médard (France) contre l'Argentine pour le premier match de poules.
    Maxime Médard (France) contre l'Argentine pour le premier match de poules. Icon Sport
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L'arrière du XV de France n'a pas été le joueur français le plus spectaculaire face à l'Argentine. Pourtant, il a été un des grands artisans du succès tricolore.

Il n'a certes pas marqué, encore moins inscrit le drop de la victoire, mais Maxime Médard est certainement le joueur français qui a permis aux Bleus de s'imposer face à l'Argentine dans ce match de la peur. En effet, l'un des rares trentenaires titulaires au coup d'envoi a été bien utile pour lancer la jeunesse tricolore dans cette Coupe du monde. Dans un match qui aurait pu virer à l'affrontement et à la lutte aérienne si on en juge par le plan de jeu des Pumas, l'arrière toulousain a créé un autre scénario que celui voulu par Mario Ledesma et ses hommes.

Dans une entame stérile qui n'augurait rien de folichon, il a alors pris ses responsabilité en lançant les premiers mouvements tricolores depuis le fond du terrain. Une prise d'initiative qui a surpris des Argentins qui pensaient trouver des petits bleus tétanisés par l'événement, faciles à impressionner. Maxime Médard a décidé que c'était aux Français de faire tourner les têtes argentines. Avec des relances jouées à la perfection et, sans pour autant traverser le terrain, il a mis ses jeunes partenaires dans le sens de la marche, dans le projet de jeu qui était répété depuis plusieurs semaines. En gagnant quelques mètres et en évitant de dégager au pied (un seul coup de pied à son actif), il a mis fin au round d'observation.

Maxime Médard (France) face à l'Argentine
Maxime Médard (France) face à l'Argentine Patrick Derewiany - Midi Olympique

Les Bleus ont des jambes, il les a exploité en trouvant Damian Penaud avec un boulevard devant lui. À l'arrivée, Gaël Fickou pouvait inscrire le premier essai français. L'expérimenté Maxime Médard a donné confiance à ses jeunes partenaires, leur montrant la voie pour éviter un simple bras de fer qui aurait été trop aléatoire. Ce n'est pas quelque chose qui se voit au tableau d'affichage, ni même dans les lignes de statistiques, mais qui a permis aux Français de mettre K.O. les Argentins pendant au moins les quarante premières minutes.  

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