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Fédérale 2

Meyzieu - Saint-Priest : Vendanges précoces ou tardives ?

« Non, non, Saint-Priest est un gros morceau, nous les connaissons pour les avoir joués il y a trois ans. Il n’y a pas lieu de penser que nous nous sommes contentés du minimum, et que je suis même sûr et certain qu’il faudra jouer juste contre toutes les autres équipes de la poule tellement celle-ci s’annonce relevée. » S’il n’a pas assisté « in situ » à la courte victoire de ses protégés et de ceux d’Eddy Joliveau (un staff que complète désormais « Ben » Trapet), Bruno Clavelier, le technicien nuiton, a eu suffisamment d’échos de cette confrontation pour ne pas prendre ombrage de cet écart des plus minces. Et c’est vrai, après tout, les Bourguignons n’entament jamais que leur troisième saison à l’échelon médian. La tunique de favori que d’aucuns leur font très volontiers enfiler n’est donc pas du goût du mentor qui porta celle de Dijon, naguère.

« L’objectif est la qualification, mais personne ici ne parle de Fédérale 1. Le premier bilan, on le dressera à la trêve, pas avant, poursuit celui qui estime qu’un partage des points avec Saint-Priest, était du domaine du possible. » De quoi prendre encore plus au sérieux Pontarlier, le tout premier adversaire en visite en Côte-d’Or, en cet avant-dernier dimanche de septembre. Les Doubiens (ou Doubistes, pour faire plaisir aux nostalgiques de la grande époque du FC Sochaux-Montbéliard, entre autres) ont, en termes chronologiques, une expérience de la Fédérale 2 comparable à celle de leurs adversaires. Toutefois, si la victoire lors de l’équivalent de la cérémonie d’ouverture a apporté son lot de satisfaction, Baptiste Clément est loin de considérer qu’il n’y a plus de pain sur la planche. Au contraire : « La victoire récompense l’investissement durant la période de préparation, elle représente quelque chose de positif pour lancer la saison mais il est clair qu’il reste des choses à travailler. »

« Pas d’ambitions démesurées »

Autre paramètre susceptible d’inciter l’associé de Didier May et de Pierre Scheiddeger à la plus grande modestie (une vertu que cultive à l’envi tout Franc-Comtois qui se respecte), l’aspect nullement pléthorique, quantitativement parlant, du groupe. Certes, Kouda et Gourdon se sont enrôlés sous la bannière pontissalienne mais Vehabovic, le bombardier d’origine bosniaque (comme Hasagic, l’arrière mythique de Montchanin, naguère), manque à l’appel tandis que la saison de Fernand Grossen est d’ores et déjà terminée : « Nous ne nourrissons pas d’ambitions démesurées, un maintien obtenu le plus rapidement possible nous comblerait. Très sincèrement, Nuits-Saint-Georges est le grand favori de cette rencontre. » Des locaux privés, eux, des bons et loyaux services d’Anthony Desbois, le pilier mortuacien, et de Julien Jeuvrey, l’ancien sociétaire de Dijon et de Genlis. Grle et Delabbaye, eux, sont opérationnels.

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