• Matthew James (Rouen)
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Pro D2

Avec envie

Rassuré par sa première victoire, le RNR se prend à vouloir enchaîner les bonnes performances et montrer qu’il est au niveau.

Après une belle bouffée d’air frais et la difficile mais convaincante victoire sur Valence-Romans, Rouen a bien fêté sa dizaine de jours de repos. Des studieux (pères de famille) sont restés bosser leurs gammes et en salle de musculation, d’autres sont partis quelques jours au soleil, et Richard Hill s’est offert "un petit week-end" en famille. Mais voilà, le temps est venu de remettre la tenue du rugbyman, et de continuer sa conquête d’un maintien, qui semble dans les cordes de Rouen. "On a le groupe qu’il faut et qui vit bien ensemble, les joueurs sont à l’écoute et intègrent bien les consignes. Le jeu s’accélère, les erreurs se réduisent, c’est positif", explique le coach. On voit effectivement les sourires en ce lundi de reprise, ça chambre gentiment, mais ça s’envoie aussi, sur des phases à temps de jeu court mais sécurisées.

Surtout que, dans un coin de la tête, on se dit que c’est le bon moment pour prendre Perpignan, qui patine un peu son début de championnat. "Ils sont en retard et pas à leur place, ils vont vouloir récupérer les points perdus face à Carcassonne. On fera ce qu’il faut pour ne pas être l’équipe qui lancera leur saison", confie le technicien anglais. Yohan Domenech, peu utilisé car en retard dans sa préparation, se voit offrir sa chance pour convaincre qu’il est bien le demi de mêlée dont Rouen a besoin à ce niveau.

Deux classes d’écart

Rouen n’a donc pas l’envie de se relâcher, et Perpignan va devoir se méfier, le match aura lieu au Stade Diochon où on annonce 5 000 supporters en furie, prêts à pousser pour renverser ce qui reste de l’ogre catalan.

Car en termes de palmarès et de vécu, il y a deux classes d’écart entre les deux équipes mais Richard Hill est dans la position qu’il préfère, l’outsider. "Pas de peur, ils sont comme nous en Pro D2, on a gagné notre place pour jouer ces matchs, on peut les regarder droit dans les yeux. Il faudra être constants dans les efforts, mettre la pression, conserver et jouer nos ballons. Cela ne va pas être simple, mais on a les capacités de produire du jeu." C’est tout ce que le public normand (de plus en plus nombreux) attend pour accepter une fois pour toutes que le rugby est installé durablement dans sa belle région.

Gaël Lecoeur
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