• Les Héraultais qui ont péché dans le secteur de la défense face aux Agenais ont bien l’intention de renverser la tendance samedi face aux solides Bordelais.
    Les Héraultais qui ont péché dans le secteur de la défense face aux Agenais ont bien l’intention de renverser la tendance samedi face aux solides Bordelais. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Top 14

La chasse est ouverte !

Après leur non-match à Armandie, les Héraultais sont attendus au tournant dimanche au GGL Stadium, face au coleader du Top 14. Un gros test sous pression. Défense de se rater…

Sans agressivité et rigueur, la puissance n’est rien. Les Héraultais en ont fait l’amère expérience. "On est vraiment passé à côté à Agen, surtout en défense. Je ne pense pas que nous puissions analyser ce match sur ce plan, car le problème était beaucoup plus individuel que collectif", explique le centre Yvan Reilhac. Une vérité, certes exacerbée à Armandie, qui cache en réalité la marge de progression défensive du MHR. Dans leurs systèmes, presque inchangés par rapport à l’an passé, les Cistes sont en place. La preuve en chiffres : huit essais et (troisième meilleur bilan) et quatre-vingt-treize points encaissés (cinquième). Un bilan honorable, embelli par une autre statistique. Montpellier est l’équipe du Top 14 qui concède le moins de franchissements. Xavier Garbajosa : "Notre défense est bonne mais elle peut être bien meilleure. Aujourd’hui, notre parti pris est de vite monter pour agresser l’adversaire et récupérer rapidement des ballons. Plutôt que d’accepter un long bras de fer. Mais le revers de la médaille, c’est que si on ne le fait pas ensemble, on se met tout de suite en danger. Par exemple, si un joueur sort pour mettre un "placard" et qu’il n’arrête pas le ballon, derrière, nous sommes morts…"

Gare aux ballons de transition…

Une rush défense à haut risque qui requiert une organisation maîtrisée et ne tolère aucune faille individuelle. Dès qu’un joueur sort du cadre collectif, de son rôle, la sanction est immédiate. Reilhac poursuit : "Ça arrive à tout le monde de rater des plaquages… Mais c’est vrai qu’on a vu que l’équipe arrivait souvent à bien se mettre en place, à se déplacer et qu’elle était en difficulté dès qu’on plaquait un mec à deux ou qu’on se consommait trop dans les rucks." Face aux redoutables attaquants bordelais (18 essais, 2e), les Héraultais ne devront ouvrir aucune brèche. Et donc, élever leur pourcentage de réussite au plaquage (89 %, 9e) et leur niveau d’agressivité : "Pour marquer psychologiquement l’adversaire, annihiler ses actions et exploiter des balles de turnovers (12e de Top 14, peu de plaquages offensifs, N.D.L.R.)", dixit le technicien. Des ballons de récupérations supplémentaires à récupérer, desquels ils devront aussi se méfier dimanche, dans la situation de jeu opposée. Car l’UBB est redoutable en contre, là où les locaux apparaissent eux souvent désarçonnés après les ballons de transition. Garbajosa : "Quand on a perdu la balle sur des offloads ou des en-avant et qu’on doit passer du statut d’attaquant à celui de défenseur, on se retrouve surtout avec des garçons qui réagissent individuellement. Alors qu’on doit retrouver une forme de cohérence collective. C’est le plus difficile."

… Et à la défense derrière les mêlées

À Castres et encore plus en infériorité numérique face aux Rochelais, les Cistes ont affiché un caractère convainquant dans la difficulté. Et une résilience défensive impressionnante. Mais ils manquent encore de régularité dans leur attention et leur investissement sur un match. En témoigne leur fâcheuse habitude à encaisser beaucoup de points à des instants précis : de la 10e et la 20e minute de jeu et entre la fin du premier acte et le début du second…

Le manager invite ses hommes à aller plus loin dans le dépassement de soi : "La défense, c’est aussi l’investissement que chaque garçon y met. La capacité de se relever plus vite, d’aller plaquer à la place de mon collègue qui est pris dans un ruck et de monter aussi vite que les autres, malgré la fatigue. Parfois, on se fait percer et on abandonne trop vite… Il faut un supplément d’âme pour rattraper les coups et reconstruire la ligne en permanence." La capacité aussi, à bien communiquer, notamment après les mêlées adverses, après lesquelles les Cistes ont déjà encaissé trois essais simplistes en première main (Castres, la Rochelle et Agen) : "Avant que le ballon ne soit introduit, on doit se rassurer avec des choses simples : "Qui prend qui ?" Pour éviter de se dire après coup : "Je pensais que c’était toi." Cela nous évitera d’encaisser certains essais, qui, c’est vrai, ont été trop simples." Et pourraient cette fois-ci s’avérer "mortels" face à l’UBB…

Julien Louis
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