• Le sélectionneur des Boks a décidé de placer le talonneur Schalk Brits au poste de troisième ligne centre. Cette expérimentation sera-t-elle payante face à la Namibie ? Réponse demain à 11h45.
    Le sélectionneur des Boks a décidé de placer le talonneur Schalk Brits au poste de troisième ligne centre. Cette expérimentation sera-t-elle payante face à la Namibie ? Réponse demain à 11h45. Steve Haag / Icon Sport / Steve Haag / Icon Sport / Steve Haag / Icon Sport
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Coupe du Monde

L'Afrique du Sud vers l’inconnu et (surtout) au-delà

Rassie Erasmus a composé un XV de départ totalement expérimental dans lequel seuls trois Springboks ont déjà affronté leur voisin et rival namibien. Une rotation qui montre que l’Afrique du sud est déjà tournée vers l’Italie, son futur adversaire.

Le changement, c’est maintenant. Et cette fois, le slogan ne vient pas de François Hollande, mais bien de Rassie Erasmus. Le sélectionneur des Boks a enfin procédé à un immense remue-ménage dans son XV de départ après son immense choc perdu contre les All Blacks. On a compté ainsi pas moins de treize changements. Seuls le centre Lukhanyo Am et l’ailier Makazole Mapimpi ont gardé leurs places respectives. Pour le reste, six des titulaires de la semaine dernière prendront place sur le banc et pas moins de neuf Springboks découvriront la Coupe du monde. Pour réaliser à quel point ce XV sud-africain est expérimental, il suffit de se pencher sur le poste de troisième ligne centre qui sera occupé par... Schalk Brits, d’ordinaire talonneur et qui n’a jamais été titularisé à ce poste au niveau international ! Et en prime, il sera capitaine pour la deuxième fois de sa courte carrière en test (38 ans, 13 sélections, 2 titularisations). Brits fera donc office de talonneur remplaçant et le deuxième ligne Franco Mostert prendra sa place en cas de coup dur.

C’est toutefois là la seule "folie" de Rassie Erasmus. Pour le reste, chaque Bok officiera à son poste de prédilection. Et même s’il est remanié, vous avouerez que ce XV a de la gueule, avec Mtawarira et Koch (Saracens) à la pile, de Jager et Snyman dans la cage, Louw et Smith sur les ailes de la mêlée et une charnière des homonymes Jantjies (Herschel à la mêlée et Elton à l’ouverture) qui filera à coup sûr des sueurs froides à la défense namibienne.

Erasmus : "La composition n’est pas un déni de l’adversaire"

Parmi cette bande, seuls trois joueurs ont déjà affronté la Namibie lors du Mondial 2011 en Nouvelle-Zélande : il s’agit du pilier Tendai Mtawarira, du flanker François Louw et du centre François Steyn, tous titulaires. Et si malgré tout les choses se gâtent, Rassie Erasmus compte pas moins de 272 sélections sur le banc des remplaçants où l’on trouve Kolisi, Etzebeth, Kitshoff, Mostert, De Allende et Kolbe. De quoi envisager sereinement la deuxième mi-temps, et s’assurer une victoire qui, selon les mots d’Erasmus est impérative : "Chaque match est décisif pour nous et nous préparons cette rencontre avec la même application que pour la Nouvelle-Zélande. Cette équipe a les crocs et veut montrer de quoi elle est capable. Sa mission est capitale : elle doit remettre l’équipe sur le chemin de la victoire et redonner confiance à un groupe avec une performance solide. Cette composition n’est pas un déni de l’adversaire. Nous allons prendre une grande claque dans la figure si nous pensons qu’il suffit d’entasser des internationaux et des sélections pour gagner un match de rugby." Quatre ans après leur sortie de route face aux Japonais à Brigton, les Sud-africains veulent s’assurer que les bizuths de la compétition resteront bien à leur place, cette fois.

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