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Top 14

Tout d’un traquenard !

Quinze jour après la belle victoire contre Toulouse, le Stade se rend à Bayonne pour un déplacement qui ressemble à un gigantesque traquenard chez le promu basque étonnant.

Nous y voilà. Le championnat de France a déjà gratifié les amateurs de rugby de quatre journées âpres, intenses et indécises. Fort chanceux celui qui pourra fièrement annoncer les six qualifiés. Ainsi que le relégable et le barragiste. Car si, l’an dernier, Perpignan a vite montré ses limites, le promu bayonnais, que les Rochelais doivent affronter ce samedi, est loin d’avoir l’étiquette du candide accroché sur le maillot. Oui, ne vous méprenez pas, ce déplacement au Pays basque ressemble à un traquenard majuscule pour la bande à Jono Gibbes et Ronan O’Gara. Premio car les Bayonnais restent sur une victoire pleine de promesses face aux Castrais (27-17). Deuxio car les coéquipiers de l’infatigable Jean Monribot n’ont aucun complexe, jouent chaque ballon comme si c’était le dernier et ont déjà puni le Racing dans leur antre et ont bien failli surprendre Clermontois et Parisiens. Bref, la maxime de Grégory Patat après la rencontre contre Toulouse - "C’est un championnat tellement compliqué" - ne s’est peut-être jamais aussi bien vérifiée.

Aux souvenirs de Clermont et Montpellier

Les plus pessimistes le resteront sans doute. Il est vrai que les Rochelais n’ont pas vraiment montré une assurance tout risque sur leurs deux déplacements, à Clermont et à Montpellier. Jamais nuls mais jamais flamboyants, les Maritimes connaissent pourtant mieux que quiconque la recette d’un déplacement parfait. Au pinacle de leur réussite dans l’élite, les Rochelais s’étaient imposés sept fois à l’extérieur en 2016-2017. Pour retrouver confiance loin de leurs bases, les Jaune et Noir devront outre réussir l’entame de match, parvenir à maîtriser la rencontre et l’engouement des Basques durant plus d’une mi-temps. A fortiori, le Stade rochelais a les cartes en main pour s’imposer à Bayonne. Surtout si les progrès aperçus contre Toulouse se confirment. "Il faut gommer ces plaquages manqués, ces cartons jaunes, ces pénalités qui ne servent à rien, confiait Jérémy Sinzelle. Si on veut tenir le match, il faut être régulier et surtout faire le moins de fautes possible."

Cette discipline, point noir du début de saison mais fortement améliorée contre le Stade toulousain, sera d’ailleurs l’une des clés du match. Mais l’attitude, l’expérience et la supériorité collective pourraient faire la différence. Le Stade rochelais doit se déplacer et jouer comme un grand club du Top 14 qu’il est. Tout en se rappelant d’où il vient et son passé récent que peut représenter l’Aviron. Facile à écrire, c’est indéniable.

Paul Arnould
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