• Jonathan Joseph
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Coupe du Monde

Joseph booste la rose

Face aux États-Unis, le XV de la Rose n’a pas livré un match parfait, loin s’en faut. Malgré tout, elle a pu compter sur un pack de bœufs et les cannes de Jonathan Joseph pour renforcer sa première place dans cette poule C, où elle cohabite avec la France.

Quand les Anglais débarquent, ce sont les organisateurs de la compétition qui se frottent les mains : par rapport à un match dit "normal", la vente des bières au stade a jeudi soir été quasiment multipliée par deux, à Kobe. Et dans ce sublime écrin de 30 000 places, plein comme un œuf pour l’occasion, le XV de la Rose a largement vaincu l’outsider nord-américain, profitant surtout de cette rencontre quasiment dépourvue de danger pour relancer des joueurs en manque de temps de jeu comme le cinq-huitième Piers Francis, excellent face aux Eagles, le deuxième ligne Joe Launchbury ou encore le trois-quarts centre Jonathan Joseph, très remuant au stade Misaki : Joseph, dépassé ces derniers mois par Manu Tuilagi en équipe nationale, mérite-t-il mieux que ce statut de remplaçant ? Le débat, s’il y a vraiment eu débat un jour ou l’autre, a de toute façon été tranché par Eddie Jones et a tourné en faveur du Tigre de Leicester.

Une mêlée américaine dominée

En première mi-temps, les Britanniques se sont d’abord appuyés sur une conquête performante, derrière laquelle George Ford, Luke Cowan-Dickie et Billy Vunipola parvinrent à trouver l’ouverture. Derrière ça, les Britanniques firent charger la cavalerie et à ce jeu-là, Jonathan Joseph, Joe Cokanasiga et George Ford s’en donnèrent à cœur joie.

En face, les futurs adversaires des Français se montrèrent courageux, bien organisés sur leurs lancements de jeu mais beaucoup trop naïfs en défense. Incapables de résister dans le combat collectif, les coéquipiers de Blaine Scully encaissèrent plusieurs essais sur maul pénétrant, un secteur où ils eurent toutes les peines du monde à répondre à l’organisation collective des Britanniques. Parmi les Eagles, on soulignera néanmoins les bonnes performances des trois-quarts centre Paul Lasike et Marcel Brache, très solides à l’impact, ou encore du talonneur John Taufete’e, particulièrement actif sur les zones de contacts. En revanche, la mêlée fermée des Eagles - un secteur où les Nord-Américains furent largement dominés par les coéquipiers de George Ford - semble actuellement poser problème. De toute évidence, les Français savent maintenant ce qu’il leur reste à faire... M. D.

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