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Pau : la note artistique

On a pensé les Béarnais distancés. Ils sont venus mourir à un point et ils ont offert de belles offensives au public, qui ne s’y attendait pas.

À quoi tient donc une défaite d’un point ? Comme d’habitude, il y a plusieurs lectures possibles. Sur un plan factuel, nous restons marqués par le duel perdu par Julien Fumat, "grillé" par les jambes électriques de Mattis Lebel à la 19e minute. Sur une attaque classique au large, sans combinaison particulière, le verdict fut cruel pour le défenseur palois dont l’étreinte ne fut pas assez ferme. Nicolas Godignon, lui préféra parler d’un coup de sifflet de M. Nuchy à 21-16 à la 69e : une question de jeu au sol qui sanctionna les Palois possesseurs du ballon dans leurs 22 mètres (24-16 pour Toulouse). "Ce fut le tournant du match. à 24-16 et huit points d’avance, la différence était faite. Si nous avions été capables de sortir de notre camp à ce moment-là, la victoire aurait pu s’offrir à nous." Éternel pouvoir arbitral sur les regroupements. Dans aucun autre sport, le directeur de jeu n’a autant d’influence directe sur le score.

Mais les Palois pourront se targuer d’avoir flanqué une belle trouille aux 14 700 Toulousains qui attendaient avec impatience le coup de sifflet final après que Marquès a réussi à marquer derrière une belle séquence de ses avants devant la ligne. "Notre problème, c’est que nous n’avons pas pu lancer le jeu derrière notre touche qui fut trop balbutiante. Mais nous n’avons jamais baissé les bras. Nous avons su relever la tête après les temps forts de l’adversaire. Si on n’avait pu concrétiser davantage nos temps forts, la soirée aurait été formidable. Je suis vraiment fier de mon équipe car nous revenons avec cinq points de deux déplacements chez les finalistes, Clermont et Toulouse", reprenait le coach.

Bon retour de Dumoulin

Si l’on essaie d’entrer au fond des choses, on doit reconnaître que les Palois ont été très séduisants offensivement. Ils ont réussi à lancer de belles attaques au large avec cette ligne de trois-quarts qui voyait le retour d'Alexandre Dumoulin, qui n’avait plus commencé un match depuis octobre 2018. L’ancien centre international s’en est très bien sorti. Il fut au cœur de quelques combinaisons bien senties qui ont trouvé des espaces sur les extérieurs. C’était le plan de jeu prévu avec des leurres et des redoublées. Quel dommage que Marquès ait fait un en-avant au moment de marquer peu avant la pause après que Septar fut joliment mis en position de débordement sur l’aile gauche avant de s’offrir un bijou de coup de pied de recentrage.

Quel dommage aussi que Votu ait gardé un ballon pour tenter de marquer seul en force en deuxième période. Sur le plan de l’attaque pure, Pau fut largement au niveau des champions. Samuel Marquès en était conscient : "Oui, nous avons franchi pas mal de fois. C’est quand même positif. Nous avons joué sur les largeurs et nous sommes passés presque à chaque fois. Nous savions qu’au bord des rucks, c’était très costaud. Alors, pourquoi s’entêter à taper au bord alors qu’au large il y avait des espaces. Aujourd’hui, sincèrement, nous avons réussi de belles choses, non ?" Même les plus acharnés des supporteurs des Rouge et Noir l’ont confirmé.

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