• Le troisième ligne Kitione Kamikamica s’est dépouillé aux quatre coins du terrain. Il est notamment à l’origine et à la conclusion du premier essai briviste au bout de seulement 43 secondes.
    Le troisième ligne Kitione Kamikamica s’est dépouillé aux quatre coins du terrain. Il est notamment à l’origine et à la conclusion du premier essai briviste au bout de seulement 43 secondes. DR / DR
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La vingtaine fringante

Les Corréziens ont enchaîné un vingtième succès consécutif à domicile grâce à une nouvelle entame de feu. Désireux de rester invaincus à la maison, ils mettent leur actes en face des paroles.

"L’an passé, nous étions restés invaincus à la maison. Il faut garder cet objectif même si j’ai conscience que c’est ambitieux." Au cœur de l’été, Jeremy Davidson avait pour la première fois dévoilé son grand dessein. Son vœu pieux avait alors paru en décalage avec la réalité d’un championnat prétendument terrible pour les promus au sein duquel on comptait près de 35 % de victoires à l’extérieur la saison passée…

Les concurrents directs, Agen et Bayonne, avaient d’ailleurs craqué à domicile, dès leur première réception, respectivement face à Toulon et Clermont. Après avoir dominé les Auvergnats début septembre, les Corréziens ont maîtrisé les Varois, samedi, pour obtenir un deuxième succès à la maison en ce début de saison. Le vingtième consécutif au Stadium municipal, série en cours depuis avril 2018. La route reste longue, très longue pour le CABCL, mais la première de ses promesses est au moins tenue : "Si tu parviens à marquer ton territoire d’entrée, tu pars sur de bonnes bases, avait annoncé Saïd Hirèche au cours de la préparation. Alors que commencer par deux revers chez toi, ça motive les adversaires, c’est ce qu’il nous était arrivé l’année de la relégation…" "C’est un gros objectif mais on sait que ça commence par là pour se maintenir", confirme Thomas Laranjeira.

Les Corréziens se sont prémunis de tout faux départ devant leurs supporters. Grâce à deux départs canon, copiés-collés : 18-0 face à Clermont à la 15e minute, 17-0 cette fois à la 16e… Comme un symbole de leur détermination à imposer leur loi. "Ces grosses entames permettent de se mettre le public dans la poche et de jouer avec un maximum de confiance", explique le buteur. Grosse pression défensive, gros enthousiasme, grosse énergie : une fois encore, Brive s’est comporté comme un grand. "Nous voulons être des joueurs fiers à la maison", témoigne Guillaume Galletier. Fierté, le mot revient régulièrement dans les bouches.

"Il faut compter sur nous dans les grands rendez-vous"

Par-delà ce trait de caractère, les Corréziens ont démontré de belles dispositions dans le combat dynamique, dans les airs et en défense. "On sait d’où l’on vient, de Pro D2. L’équipe se concentre énormément sur les bases, la conquête, la touche, la défense, les portés car ça peut nous rassurer." Contrairement au match de Clermont, le centre et ses partenaires ont globalement contrôlé la partie et ont régulièrement alimenté le tableau d’affichage. Pour au final rendre "une copie presque parfaite", aux yeux de Jeremy Davidson, et approcher le cap quarante… Tout sauf anecdotique : "Marquer 39 points contre Toulon, ça témoigne de l’ambition d’une équipe jeune mais qui est en construction et gagne en expérience. Ça montre qu’il faut compter sur nous pour les grands matchs", annonce le manager, en réponse au non-match de Lyon. Clairement, Brive cible les matchs à domicile pour mener sa mission maintien à terme. Ses prestations à Pau, Agen et Lyon en témoignent dans un sens, avec un investissement et une application bien moindres. Mais l’essentiel semble bien ailleurs. "Pas mal d’équipes ont déjà perdu à la maison, note d’ailleurs Jeremy Davidson. Le Stadium, c’est notre maison. On veut rester invaincus le plus longtemps possible. Toutes les équipes vont savoir que ça va être difficile ici." Toulouse, le prochain hôte, est prévenu. En réussissant la passe de trois face au champion de France, Brive affirmerait encore plus ses ambitions et donnerait à son début de saison des airs de réussite. Jeremy Davidson prévient tout excès de confiance : le moindre relâchement peut être fatal aux promus. "On ne va pas s’emballer, conclut le manager. Il y a un morceau encore plus gros à venir." Le discours de la semaine est tout trouvé.

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