• Julien Dumora a pu retrouver son poste de formation, l’ouverture. Une chance pour le CO qui a vu Urdapilleta décoller pour le Japon.  Photo Dépêche du Midi - Marie-Pierre Volle
    Julien Dumora a pu retrouver son poste de formation, l’ouverture. Une chance pour le CO qui a vu Urdapilleta décoller pour le Japon. Photo Dépêche du Midi - Marie-Pierre Volle la Dépêche du Midi / Marie-Pierre Volle / la Dépêche du Midi
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L’assassin habite au 10

Auteur d’une prestation étincelante, le numéro 10 Castrais, Julien Dumora, permet aux siens d’empocher les quatre points de la victoire. Son efficacité vaut de l’or.

Castres a remporté samedi son deuxième match de la saison et parvient à se rassurer après un début d’exercice anxyogène. Tout ne fut pas parfait face à Agen, loin de là. L’équipe du trio Reggiardo - Furet - Prosper a encore encaissé trois essais et les Agenais auraient pu arracher au moins les deux points du nul dans les derniers instants. Mais ce CO-là avait suffisamment de moëlle pour s’imposer et à ce moment de la saison, cela est bien la seule chose essentielle.

Comme toujours pour ce jeu de rugby, sport si éminemment collectif, il est impossible de résumer la victoire du Castres olympique sur Agen à la performance d’un seul homme. Mais comment ne pas mettre en avant le match quasiment parfait livré par Julien Dumora ? Servons immédiatement les esprits chagrins et citons d’emblée ce que l’ouvreur castrais n’a pas réussi : une passe mal assurée en début de rencontre conduisant à l’essai de Loris Tolot. Un, peut-être deux, plaquages manqués. Une pénalité qui fuit les barres. Et c’est tout.

De la sérénité pour attendre le Stade français

Car pour le reste, le chef d’orchestre tarnais fut impérial. Et si, dans le célèbre film d’Henri-George Clouzot, "L’assassin habite au 21", à Castres, Julien Dumora, l’exécuteur des basses œuvres tarnaises portait le maillot floqué du 10. Dictant notamment à la perfection le tempo du match et surtout faisant preuve d’une efficacité clinique dans l’exercice des tirs au but, où il s’offrit un excellent 6 sur 7, permettant aux siens de garder la tête hors de l’eau au plus fort de la domination agenaise. Très en jambe, c’est lui, aussi, qui a parfaitement lancé le Castres olympique sur la voie du succès en inscrivant les dix premiers points du match notamment grâce à un essai magnifique où il fit parler ses jambes pour contourner toute la défense adverse et marquer sans opposition. Du bel ouvrage. Ses partenaires sont unanimes : ""Juju" est sur un nuage, il réalise un très bon début de saison. Il a réussi à bonifier ses ballons et à faire fructifier le score grâce à son pied très précis", valide Camille Gérondeau, lui aussi très bon samedi. Julien Dumora, modeste, fuit les éloges : "Je n’ai fait que mon travail en validant le bon match et les deux bonnes semaines d’entraînement que nous venons de livrer." Il n’élude pas les difficultés rencontrées par son équipe en ce début de saison et affirme que ce succès obtenu dans la douleur face à Agen marque le début d’un renouveau : "Les leaders de l’équipe se sont réunis. Nous nous sommes dit les choses et je pense que ce match face à Agen est la première pierre d’un nouveau départ. Nous étions un peu fébriles. Il faut parvenir à laisser notre jeu s’exprimer. Je suis convaincu que l’on a les joueurs pour ça. Il y a eu beaucoup de mieux ce samedi dans tous les secteurs."

Ce succès offre aux Tarnais une bouffée de sérénité pour préparer tranquillement la venue du Stade français la semaine prochaine. "On doit gagner en maîtrise, encore. Il faut du temps pour cela, explique Stéphane Prosper, entraîneur des trois-quarts castrais. Je retiens notre très bonne entame, où nous faisons les choses très proprement. Ensuite, nous perdons un peu le fil et nous prenons un essai en contre qui nous fait mal. Retenons le positif." Confirmation attendue samedi prochain…

Midi-Olympique.fr
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