• Auteur du premier essai du match à la 8e minute, Noa Nakaitaci a produit une prestation remarquable dans tous les secteurs . Photo Julien Poupart
    Auteur du premier essai du match à la 8e minute, Noa Nakaitaci a produit une prestation remarquable dans tous les secteurs . Photo Julien Poupart
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Top 14

Le Lou capitalise

En décrochant leur troisième succès pour autant de déplacements en terre francilienne, les Lyonnais dans une condition physique optimale ont parfaitement repris leur marche en avant.

Toutes les séries ont une fin, paraît-il. Et si les Lyonnais ont vu leur ligne d’en-but fissurée par une course de Juan Imhoff pour la première fois de la saison après 354 minutes d’inviolabilité, ces derniers ont au moins eu le bon goût de faire en sorte que cet exploit ne sonne pas pour autant le glas de leur invincibilité en ce début de saison. Ce qui suffira évidemment à leur manager Pierre Mignoni, qui redoutait plus que tout ce match de reprise après un week-end sans match, péché mignon de ses hommes ces dernières saisons. C’est d’ailleurs pour cela que la semaine dernière n’avait pas été considérée par le staff rhodanien comme une semaine de repos, mais de régénération, les joueurs étant chargés toute la semaine de se soumettre à un entretien minimal et une pesée matinale quotidienne, histoire d’éviter les excès… Too much, comme surveillance ? Peut-être, diront certains. N’empêche que les joueurs du Lou n’avaient pas l’air de s’en plaindre, à l’instant d’empocher leur cinquième succès en autant de matchs cette saison, le troisième consécutif en déplacement chez le Racing 92 dont ils sont devenus la bête noire officielle...

Mignoni : "Les joueurs ne se mentent pas"

Car au-delà de leur animation offensive plutôt léchée, de leur défense démoniaque et de leur activité terrible dans les rucks, c’est bien l’état de forme éblouissant des Lyonnais en ce début de saison qui force l’admiration et leur permet les plus beaux exploits, à l’image d’un regard explosif à l’extrême au point d’éliminer quatre joueurs à lui seul sur l’essai de la gagne, mais aussi d’un Nakaitaci intenable, ou d’avants comme Carl Fearns et Hamza Kaabèche réactifs au point d’être capables de changer leurs angles de course sur l’essai de ce dernier, en réaction aux initiatives de Wisniewki et Arnold.

Ces situations ? Elles prouvent en premier lieu que le travail physique mené par Benjamin Del Moral est fait, et bien fait, du côté de Gerland. Mais surtout que les Rhodaniens ont définitivement intégré l’exigence de leur manager, dont ils ont repris le mantra. "La clé, c’est notre débauche d’énergie, rappelait après la rencontre Pierre Mignoni. Le jour où nous ne l’aurons plus, nous perdrons des matchs... Là, on aurait pu perdre le fil de la rencontre mais ça n’a pas été le cas, parce que les joueurs ont relevé la tête et redoublé d’activité. Ce qui est bien, c’est qu’on sent que les joueurs ne se mentent pas." La preuve, tous les avants titulaires ont réalisé sur la bien nommée "Défense" Arena un minimum de 12 plaquages (avec une moyenne montant même à 13,8), un chiffre colossal…

12 plaquages minimum pour les joueurs du pack

Mais justement, les Lyonnais pourront-ils garder ce rythme tout au long de la saison ? Bien sûr que non, tout comme le pilier droit Francisco Gomez Kodela ne pourra pas jouer toute la saison des matchs à 79 minutes sur le terrain. Pierre Mignoni, qui n’est évidemment pas fou, le sait mieux que personne. Sauf qu’en ce début de saison où le Lou a la chance de compter un contingent très faible d’internationaux sur le front japonais (avec Bamba qui va même revenir dans la semaine…), les Rhodaniens savent pertinemment qu’il s’agit du moment ou jamais pour engranger un maximum de points et se hisser au sommet du classement en gardant "du bois pour l’hiver" afin de gérer au mieux les états de forme des uns et des autres en vue de la période européenne. Voilà pourquoi la rencontre qui opposera Lyon à Bordeaux la semaine prochaine à Gerland prendra d’autant plus de saveur, Chistophe Urios ayant évidemment fait le même calcul que son homologue. Alors, attention les yeux...

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