• Les joueurs japonais éclatent de joie au coup de sifflet finale. Ils viennent de créer la sensation de ce Mondial 2019.Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Les joueurs japonais éclatent de joie au coup de sifflet finale. Ils viennent de créer la sensation de ce Mondial 2019.Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Coupe du Monde

Les very "brave Blossoms"*

Japon  Après un succès inaugural face à la Russie, le Japon a enchaîné une seconde victoire bien plus retentissante face à l'Irlande. Un exploit qu'il va falloir confirmer.

Peu après avoir levé les bras au ciel en guise de joie, il régnait encore un doux parfum à l’Ecopa Stadium de Shizuoka après cette performance des Japonais. Après l’Afrique du Sud en 2015, il y a donc l’Irlande en 2019 pour une équipe du Japon qui ne souhaite désormais pas s’arrêter en si bon chemin. Car il y a quatre ans, l’exploit n’avait pas été suivi d’une qualification et c’est bien cela que les hommes de Jamie Joseph souhaitent aller chercher depuis des mois, depuis des années même. S’il y a eu de belles scènes de joie sur le terrain avec les supporters, puis dans les vestiaires, le discours a vite été de se projeter sur les deux prochains rendez-vous, à commencer par les Samoa le 5 octobre à Toyota. "Nous sommes fous de joie après cette victoire. Nous nous étions préparés toute la semaine pour gagner ce match, nous nous étions bien entraînés et nous n’avons fait que reproduire cela. Maintenant, nous sommes focalisés sur le prochain match car si nous ne battons par les Samoa, cela n’aura servi à rien", lance le deuxième ligne James Moore. Effectivement, dans une poule où trois succès ne pourraient effectivement pas suffire à se qualifier, il faudra aller chercher le carton plein ou bien des points de bonus.

UNE CAPACITÉ À S’ADAPTER À L’ADVERSAIRE

Les Brave Blossoms dégagent en tout cas cette confiance - sans arrogance - qui laisse penser qu’ils sont en mesure d’enchaîner les performances. La pression de tout un pays repose sur leurs épaules mais ils assument sur le terrain. Ils s’en servent, à l’instar de cette magnifique ambiance face aux Irlandais. "L’ambiance était vraiment impressionnante. Nous n’arrivions pas à nous parler sur le terrain car il y avait trop de bruit mais le public nous a donné de l’énergie et nous a boostés dans les dix dernières minutes pour aller chercher la victoire", reconnaît Isileli Nakajima. Pas besoin finalement de s’entendre, car le jeu des Japonais est clinique et consiste à réciter une partition établie à l’avance, même si l’on a parfois le sentiment qu’ils sortent du cadre. La part de folie est préparée. Face à l’Irlande, ils ont en plus démontré une capacité à s’adapter. En l’absence de Johnny Sexton, Jamie Joseph et son staff avaient ciblé très tôt la feuille de route. "Ils ont joué exactement comme nous nous y attendions. Nous avons donc essayé de tenir le ballon le plus possible, et de nous resserrer le plus possible en défense. Nous avons notamment travaillé à la récupération du ballon", poursuit Nakajima. Preuve de cette défense de fer, ces 171 plaquages réussis (93 % de réussite) ! Un vrai atout. "Nous avons de la confiance mais ce n’est pas une fin en soi. Il faut continuer à travailler et ne pas rester sur le fait d’avoir battu l’une des meilleures équipes du monde. Nous avons un code, rester comme nous sommes pour essayer d’aller en quart de finale, peu importe si l’adversaire est faible ou fort", enchaîne celui qui ne s’entraîne que depuis quatre mois en tant que pilier… Cela tombe bien, confirmation attendue face aux Samoa, (normalement) un cran en dessous de l’Irlande.

* Les fleurs très courageuses

Julien Plazanet
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