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Coupe du Monde

Se viene Inglaterra, Pumas !*

Sur courant alternatif face aux Tonguiens, les coéquipiers de Pablo Matera joueront leur vie mercredi, face à l’Angleterre.

En d’autres circonstances et sous d’autres cieux, cet Argentine-Tonga de modeste calibre se serait contenté d’une enceinte au tiers plein, d’un wagon d’invitations et d’une famélique manchette dans les gazettes. Samedi après-midi, dans la fournaise d’Osaka (29 degrés et 82 % d’humidité dans l’air…), ils étaient pourtant 25 000 à chanter dans un stade comble quand Maama Vaipulu fracassait Marcos Kremer, lorsque Jeronimo de la Fuente louvoyait entre les quintaux d’en-face.

Très remontés après leur défaite inaugurale face au XV de France (21-23), les coéquipiers de Pablo Matera n’ont jamais vraiment laissé espérer les Tonguiens : trop indisciplinés, trop naïfs en défense, trop maladroits et finalement trop faiblards pour rivaliser avec un pensionnaire du Rugby Championship, les hommes de Toutai Kefu ont à Osaka dit adieu aux quarts de finale, soit l’objectif qu’ils s’étaient fixés avant de rejoindre le Japon. Après le match, le sélectionneur du Tonga expliquait : "Notre technique individuelle a été pauvre et notre communication catastrophique : ce sont deux défauts caractéristiques des nations du Tiers 2 et pour progresser, nous aurions besoin d’affronter plus souvent les meilleurs ; nous aurions aussi besoin de plusieurs mois de préparation quand on nous accorde, à l’heure actuelle, qu’une trentaine de jours avant d’arriver au Mondial…"

Ledesma : "Rien de plus grand que ce match"

Au stade Hanazono, les Pumas ont quant à eux déniché en la personne de Julian Montoya (auteur d’un triplé face aux Tonga, il est le meilleur marqueur de la compétition…) un héritier à Mario Ledesma et, si la place de numéro 1 semble toujours dévolue en équipe nationale à Agustin Creevy, ce débat déjà sensible en Argentine vient d’être âprement relancé par la prestation du présumé remplaçant. Au-delà de la performance XXL du jeune talonneur des Pumas (25 ans), de l’abattage en défense de Marcos Kremer ou des cannes de l’ailier Santiago Carreras, on a aussi pu apprécier à Osaka l’excellente prestation du Castrais Benjamin Urdapilleta.

Propulsé titulaire après la performance médiocre de l’habituel titulaire Nicolas Sanchez face aux Français, ledit "Urda" a mené le jeu de son équipe à la perfection, terminant la rencontre à 100 % de réussite au pied. Alors, peut-il brouiller les cartes et être titularisé face aux Anglais ? C’est possible, oui. Et cette équipe argentine est-elle oui ou non capable de vaincre l’Angleterre à Tokyo, mercredi soir ? "Si je pensais que c’était impossible, concluait Mario Ledesma samedi soir, je serais rentré chez moi après le premier match… Les Anglais, ils sont venus pour gagner la Coupe du monde. Eddie Jones répète ça depuis quatre ans. Mais pour nous, il n’y a rien de plus grand que ce match éliminatoire."

* L’Angleterre arrive, Pumas !*

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