• Jordan Petaia débutera sur l’aile samedi. Il a la particularité d’être né en 2000 et est le deuxième plus jeune joueur du Mondial.
    Jordan Petaia débutera sur l’aile samedi. Il a la particularité d’être né en 2000 et est le deuxième plus jeune joueur du Mondial. PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Coupe du Monde

Australie - Uruguay : un air de famille

Quelques jours seulement après leur choc face aux Gallois, les Australiens vont présenter une ligne de trois-quarts bourrée de talent avec les présences de Matt To’omua et Jordan Petaia qui possèdent des liens extrêmement forts.

C’est ce que l’on appelle débloquer un match. En faisant pénétrer sur la pelouse du Tokyo Stadium dimanche dernier, le polyvalent trois-quart Matt To’omua a littéralement métamorphosé son équipe. Entré en jeu pour remplacer à l’ouverture un Bernard Foley palichon et peu inspiré, le centre des Melbourne Rebels a aussitôt trouvé des espaces, créé de l’incertitude et envoyé Dane Haylett-Petty derrière la ligne pour offrir une fin de match haletante aux 49 700 spectateurs présents. "Matt a très bien fini la rencontre pour nous, c’est vrai. Nous voulons le revoir sous un autre angle, au centre. Bernard a eu du mal le week-end dernier, on ne peut pas le cacher. Il bosse dur pour retrouver son niveau. Nous avons donc choisi de faire démarrer Christian Leali’ifano à l’ouverture", a indiqué cette semaine Michael Cheika en conférence de presse. L’occasion aussi pour le boss des Wallabies de tester un centre du terrain plus joueur qu’avec le déménageur Samu Kerevi en 12.

L’heure de Petaia

L’autre homme qu’il faudra surveiller sévira à l’aile de l’attaque des Wallabies. Vous le reconnaîtrez à son visage de gosse : normal, Jordan Petaia n’a que 19 ans et va devenir le plus jeune international australien de l’histoire des Wallabies en Coupe du monde. Petaia, c’est le vrai invité surprise de la liste. Handicapé par une blessure à un pied, l’ailier n’a pu effectuer une saison pleine avec son club des Queensland Reds, et n’a même pas pu affronter les Samoa en match de préparation. Mais Cheika a quand même tenté ce pari. Et il va devoir maintenant l’assumer car la suspension de Hodge a laissé un grand vide sur l’aile : "Commencer une carrière par un match de Coupe du monde n’est pas donné à tout le monde, c’est sûr, acquiesçait Cheika cette semaine, mais ce garçon est doué et je pense qu’il va vous le montrer. Il aura plusieurs joueurs expérimentés autour de lui. Quand on le voit vivre avec le groupe, on ne dirait que c’est un ado. Il est intelligent, compréhensif et il maîtrise son rugby. Je le sens prêt." Dans le pire des cas, Petaia pourra toujours solliciter Matt To’omua, qu’il considère comme son cousin : "On s’appelle cousins en effet, et ses parents sont comme un oncle et une tante pour moi-même si dans les faits, ils ne le sont pas. On a dix ans d’écart mais il a des frères et sœurs aînés et nous avons tous grandi ensemble. J’ai vécu des semaines voire des mois chez eux, et eux chez moi, racontait To’omua. Nous sommes presque plus proches que nous ne le sommes de nos familles naturelles mais franchement, je n’aurais jamais pensé jouer un jour avec lui ! C’est incroyable ce que Jordan a réalisé en si peu de temps." Avec autant de papas et un frangin sur le terrain, on gage que le petit Jordan ne devrait avoir aucun mal à trouver le chemin de la ligne d’en-but…

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