• Christian Labit (entraîneur de Carcassonne)
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Pro D2

Carcassonne : à nos souvenirs

Le 14 février dernier, l’USC avait balayé Nevers (49-12) leader à l’époque du championnat. Huit mois après, les Audois ont bien l’intention de réitérer cette performance…

L’enceinte d’Albert-Domec n’est pas vraiment hospitalière pour l’Uson. Depuis leur arrivée au sein de ce deuxième échelon professionnel, les Nivernais n’y ont connu que la défaite. La première remonte à l’exercice 2017-2018 où par un vendredi froid de décembre, les hommes de Xavier Péméja avaient baissé la garde (24-14). Ils ont connu un sort semblable le 14 février dernier. La soirée de la Saint-Valentin, avait été bien amère pour la tête de gondole de l’époque. Le leader avait été balayé (49-12) par une formation audoise en quête de rachat après deux frustrantes défaites face à Montauban et Bayonne.

Ce soir-là, l’USC avait bel et bien réalisé le sacro-saint match référence. Successivement, Julien Rey, Steve McMahon, Louis Marrou, Romain Manchia, Maxime Castant et Joël Koffi avaient franchi la ligne nivernaise. Et pour alourdir un plus l’addition, l’ouvreur Gilles Bosch avait apporté un capital de dix-neuf points. "Ce soir-là, tout nous avait réussi, se souvient le buteur carcassonnais. L’entame nous avait été favorable. Forcément quand on a la faveur du tableau d’affichage, la confiance s’installe. Quand une équipe joue l’esprit totalement libéré, elle est capable plus que du meilleur que du pire. Personnellement, je garde un excellent souvenir de ce match face à Nevers qui a été le plus abouti de la saison dernière avec celui de Béziers. Vendredi, l’idéal serait de rééditer la même performance. Mais, je pense que Nevers a de bonnes raisons de venir à Domec avec un sentiment de revanche."

"Un match charnière"

Cette soirée de la Saint-Valentin, Christian Labit en garde également un excellent souvenir. "Tout avait été parfait ce soir-là. Mais, ce match appartient au passé. Justement, nous l’avons réussi, car nous étions sur deux échecs consécutifs. Quand mon équipe est au pied du mur, elle est redoutable. Cette fois, le contexte est différent. Nous sommes sur une série de deux victoires consécutives, on occupe une très appréciable cinquième place. Or, je crains que le groupe s’installe trop dans un sentiment de confiance. Recevoir Nevers dans ce contexte, je le redoute. L’équipe passe un test très sérieux. C’est un match charnière dans la saison, plus important que le précédent à domicile face à l’Usap."

Dans l’hypothèse d’une quatrième victoire en six rencontres, l’USC conforterait un peu plus sa position dans le top 5 l’autorisant à préparer le prochain déplacement à Oyonnax l’esprit serein. Seulement, Nevers n’a pas oublié l’affront du 14 février dernier. Après trois semaines sans jouer, les Nivernais ont des fourmis dans les jambes de quoi donner de la hauteur à ce cinquième Carcassonne - Nevers de l’histoire.

Didier Navarre
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