• Chris Robshaw of England - man of the match during England v Argentina, Old Mutual Wealth Series, Twickenham Stadium, London on 26th November 2016
    Chris Robshaw of England - man of the match during England v Argentina, Old Mutual Wealth Series, Twickenham Stadium, London on 26th November 2016 Bpi / Icon Sport / Bpi / Icon Sport / Bpi / Icon Sport
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Coupe du Monde

Deux packs pour un choc

Il y a quelques mois, alors que l’on scrutait toutes les prestations des Pumas pour trouver une faille dans leur armure et espérer une victoire française, la mêlée avait retenu l’attention des supporters.

Bien que redoutables en attaque et efficaces en défenses, les Argentins se faisaient pulvériser en mêlée. D’abord par les Néo-Zélandais, ensuite par les Australiens et enfin par les Sud-africains. Pire, le manager argentin du CO, Mauricio Reggiardo, confiait dans ces colonnes que la mêlée argentine avait un problème plus profond encore : "Depuis quelques années, jusqu’en juniors, les équipes de jeunes ne poussent plus au-delà d’un mètre à cause de quelques accidents rares et les instances ont pris des mesures radicales pour la sécurité. C’est donc devenu un secteur que l’on travaille indirectement moins." Et le technicien castrais de citer la jeunesse du droitier Santiago Medrano, le manque de vécu du gaucher Nahuel Tetaz Chaparro (reconverti de numéro 8 à pilier à 18 ans) et le fait que Juan Figallo n’est que le troisième pilier dans la hiérarchie des Saracens… Mais ça, c’était avant. Avant que Mario Ledesma ne profite du mois de coupure pour retravailler spécifiquement ce secteur. Et le bilan fut douloureux pour les Bleus, qui concédèrent pas moins de trois pénalités et un bras cassé.

Tout cela n’a pas échappé au spécialiste en charge de la mêlée anglaise, Neale Hatley : "Depuis une semaine, on répète aux gars que l’Argentine possède une bonne mêlée. Pour les avoir suivis tout au long du Rugby Championship et contre la France, on sait qu’on va avoir droit à un match très dur. Mario Ledesma a fait du super boulot avec la mêlée australienne. C’est traditionnellement un point fort chez eux. Ils ont eu le temps de travailler pour s’adapter aux nouvelles règles et ils ont fait de gros progrès : on l’a vu car ils ont posé pas mal de problèmes à la France." Même écho du côté de John Mitchell, en charge de la défense : "Ils ont nettement renforcé leur conquête dans les derniers mois et ils s’en servent de base pour lancer une grande partie de leurs attaques. Ce n’était pas le cas cet été mais ils ont clairement changé leur approche."

Vunipola, le retour à point nommé

Dans ce contexte, on imagine que Hatley et Mitchell seront soulagés d’aborder ce match avec trois piliers gauches disponibles pour contrer le vétéran Figallo. Jusqu’alors, Joe Marler et Ellis Genge se sont partagés le poste. Mais l’habituel titulaire au poste, Mako Vunipola, est enfin de retour : "Il y a deux fauteuils pour trois et l’un de nous doit forcément sauter, constatait cette semaine Marler. C’est une bonne chose de voir Mako de retour parmi nous. Il apporte son expérience internationale et tout son talent. De mon côté, je profite et je suis prêt à tout donner pour faire gagner l’équipe samedi." Et quand on interrogea le pilier des Quins a propos d’une éventuelle faiblesse de Figallo, voici quelle fut sa réponse : "Juan joue dans un super club, les Saracens. Un club qui domine le championnat depuis des années et qui a gagné plein de trophées. C’est clairement un top joueur et il a l’air d’avoir la forme depuis son retour en équipe d’Argentine." Figallo a plutôt intérêt d’être en forme. Car quels que soient les deux hommes qu’il affrontera, le pilier a un copieux menu au programme.

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