• En quatorze rencontres depuis 1995, les Sud Africains ont perdu une seule fois face aux Italiens c’était en 2016. Tendai Mtawarira et ses coéquipiers ne souhaitent pas connaître le même sort aujourd’hui.
    En quatorze rencontres depuis 1995, les Sud Africains ont perdu une seule fois face aux Italiens c’était en 2016. Tendai Mtawarira et ses coéquipiers ne souhaitent pas connaître le même sort aujourd’hui. Steve Haag / Icon Sport / Steve Haag / Icon Sport / Steve Haag / Icon Sport
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Coupe du Monde

La rancœur tenace des Boks

Vaincus à Florence il y a deux ans, les Springboks veulent régler leurs comptes. Et balayer par la même occasion les espoirs de qualifications des Italiens.

Les Sud-africains sont rancuniers. Très rancuniers. Vous savez pourquoi ? Parce que pour disputer ce que Rassie Erasmus a présenté comme l’un des cinq matchs les plus importants du Mondial (citant au passage la Nouvelle-Zélande, l’Italie, les quarts de finale, les demies et la finale mais omettant la Namibie et le Canada, lesquelles apprécieront), le sélectionneur a choisi d’aligner pas moins de 10 Springboks qui avaient connu la défaite humiliante contre les Italiens, à Florence en 2016. Ce jour-là, les Transalpins, alors treizième au classement de World Rugby s’étaient imposés d’un souffle (20-18) mais étaient entrés dans l’histoire en dominant pour la première fois les Springboks, quatrièmes provisoires. En quatorze confrontations, c’est la seule fois où les Italiens se sont imposés. Bryan Habana, qui disputait là ce qui allait s’avérer être son dernier match international ne pourrait imaginer pire sortie. Jean de Villiers, alors capitaine de cette bande au bord de la déprime, avait lancé un appel : "Nous sommes au plus bas de toute notre histoire. De nombreux changements sont nécessaires pour que nous repartions de l’avant. Chacun doit prendre sa responsabilité de cet échec, et si on le fait on pourra repartir de l’avant." Les paroles du centre s’adressaient directement au sélectionneur Allister Coetzee qui, malgré une tournée européenne catastrophique (avant l’Italie, les Boks avaient perdu leurs trois matchs contre l’Angleterre), fut maintenu dans ses fonctions. Du moins pour un temps.

Erasmus : "Pas de seconde chance cette fois"

Car les changements demandés ont fini par venir. Il serait trop long de lister ici, mais l’un des principaux fut l’arrivée au pouvoir de Rassie Erasmus qui a métamorphosé la sélection de la nation au drapeau arc-en-ciel. Et même si à l’époque, Erasmus était à mille lieues des Springboks (il dirigeait le Munster en Irlande), cette défaite reste en travers de la gorge du sélectionneur : "Nous savons que les Italiens ont ciblé ce match depuis deux ans et qu’ils ont prévu de nous faire tomber une fois encore. C’est un match décisif pour eux, et ils le préparaient déjà quand nous étions concentrés sur la Nouvelle-Zélande. C’est ici qu’ils vont jouer leur quart de finale, comme nous. Cela veut dire que nous devons être à notre summum pour les vaincre. Il n’y aura pas de deuxième chance cette fois. Voilà le message que nous avons fait passer aux joueurs cette semaine."

Et pour s’assurer que l’Afrique du Sud ne connaîtra pas le même sort que l’Irlande face au Japon, le boss des Boks a aligné tout ce qu’il avait de plus lourd et d’agressif dans son XV de départ, avec les titularisations de Tendai Mtawarira et Bongi Mbonambi en première, ainsi que celle de Lood de Jager dans la cage. Ce faisant, Erasmus espère que leurs remplaçants Steven Kitshoff, Malcolm Marx et Franco Mostert "auront un impact en cours de rencontre". Comprenez là qu’il espère les voir achever les Italiens : "Le match va se décider sur le jeu d’avants et la conquête donc nous avons voulu maximiser nos options dans ces batailles." Âmes sensibles s’abstenir.

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