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La Rochelle doit relever la tête

Gâchis, manque de maîtrise, suffisance : les qualificatifs ne manquaient pas après la défaite des Rochelais à Bayonne. Loin du niveau attendu, ils doivent relever la tête.

"Ce n’est pas digne d’une équipe qui veut jouer le haut de tableau." Jérémy Sinzelle ne s’est pas caché samedi soir dans les travées de Jean-Dauger après le revers des siens contre le promu bayonnais (23-22). Le centre rochelais, toujours franc, n’a pas mâché ses mots suite à la défaite que les plus exigeants pourraient qualifier de faute professionnelle. L’expression paraît un peu forte et ne symbolise pas forcément la réalité du moment. En connaissant l’exigence du staff et la compétitivité du groupe rochelais, nul doute que les Maritimes ont dû se "causer dans les bronches" dimanche et en ce début de semaine. Tout sportif connaît, qu’il soit professionnel ou non, la frustration au sortir d’une rencontre où la victoire leur tendait les bras. Inutile donc de remuer le couteau dans la plaie.

À l’extérieur, la lumière s’éteint souvent

Car la semaine des Jaune et Noir a sans doute été assez difficile comme cela. L’annonce de la blessure de Uini Atonio, absent trois mois et obligé de se faire opérer pour une blessure aux cervicales, a sans été le point de paroxysme d’une période où les éléments semblent être contre l’équipe de Jono Gibbes et Ronan O’Gara.

Le plus étonnant et sans doute énervant pour La Rochelle, c’est que, depuis le début de la saison à l’extérieur, les Rochelais ne sont pas mauvais. Ne passent jamais complètement à côté, au contraire par exemple de leurs futurs adversaires à Brive. Dans les clous à Clermont, séduisants à Montpellier, souverains à Bayonne, les ingrédients d’une victoire à l’extérieur interviennent à chaque fois, que cela soit en début, milieu ou fin de match. Mais s’évaporent toujours, d’une manière ou d’une autre, laissant place sans que personne puisse l’imaginer, au néant. "Par rapport aux deux premiers, que ce soit à Montpellier ou à Clermont, il y a eu un problème de maîtrise de notre part. Autant ce soir, quand nous étions à quinze contre quinze, je pense sincèrement qu’on s’est vu un peu bon", pestait encore Sinzelle à l’issue de la défaite. "On a pris une leçon d’agressivité", disait lui l’Irlandais Ronan O’Gara. Comment l’expliquer ? Pourquoi ce groupe, qui se connaît parfaitement et qui ne manque pas d’expérience (Vito, Priso, Atonio, James, etc) est capable du meilleur comme du pire ? C’est la grande question qui interroge tous les suiveurs des Jaune et Noir. Malgré tout, le club présidé par Vincent Merling en a vu d’autres. Ce n’est ni une défaite à Bayonne, ni l’absence de l’un de ses cadres historiques qui empêchera La Rochelle de réagir dans les semaines à venir. Peut-être dès dimanche à Mayol. Il le faudrait.

Paul Arnould
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