• Samedi une rencontre palpitante s’annonce entre les Agenais de Johann Sadie et les Bayonnais. Deux formations qui envoient du jeu et qui montrent de belles dispositionsdepuis le début de la saison. Photo Icon Sport
    Samedi une rencontre palpitante s’annonce entre les Agenais de Johann Sadie et les Bayonnais. Deux formations qui envoient du jeu et qui montrent de belles dispositionsdepuis le début de la saison. Photo Icon Sport
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Le SUA doit prendre le bon wagon

Les Lot-et-Garonnais reçoivent des Bayonnais en confiance, capables de gagner à l’extérieur. L’heure est donc à la mobilisation générale. Faux pas interdit.

Ces affrontements entre Agen et Bayonne sont toujours très particuliers. Cette saison encore plus que les autres étant donné l’enjeu qui existe autour de la rencontre. D’un côté un SUA sèchement battu d’entrée par Toulon mais qui se relance journée après journée. De l’autre, des Bayonnais sûrs de leurs forces, capables de réaliser de grosses performances à domicile comme à l’extérieur. L’ancien arrière des deux équipes, Pépito Elhorga, en est admiratif : "C’est évidemment plaisant de voir deux formations, considérées comme plus faibles, prôner le jeu de mouvement et renverser des gros clubs."

Cependant, la pression semble être sur les épaules des pensionnaires d’Armandie. Ces derniers n’ont pas vraiment le choix : la victoire sinon rien. En effet, en cas de défaite, ils compteraient alors sept voire huit points de retard sur leur adversaire du jour, et, par la même occasion, concurrent direct au maintien. Un écart souvent préjudiciable en début d’exercice. Et les Agenais savent de quoi ils parlent. En effet, depuis leur retour dans l’élite, ils sont habitués à ce type de rencontre, âpre, serrée, qui se gagne au courage.

La possession avant tout

Pour prendre le pas sur son adversaire, le combat est souvent le premier domaine qui revient chez les joueurs, avant un match. C’est notamment ce que pense Romain Briatte, un des capitaines lot-et-garonnais, qui se méfie du pack adverse, qu’il qualifie de "très puissant et dangereux". Mais il se pourrait bien que cette fois-ci, la donnée principale soit toute autre. "En réalité, je pense que les deux équipes resteront en phase avec leur philosophie du rugby. C’est-à-dire envoyer du jeu, malgré l’enjeu", confie Pépito Elhorga. Car il est en effet à noter qu’Agen et Bayonne font partie des équipes particulièrement séduisantes en ce début de saison. Des relances, de l’enthousiasme et de nombreux essais inscrits (douze de chaque côté), il semble bien que la possession du ballon aura une place primordiale dans cette rencontre, comme l’ajoute l’ancien arrière international : "Il faut absolument garder le ballon et jouer. Je ne vois pas ces deux formations tomber dans un rugby fermé, cadenassé. Je pense que l’équipe qui aura la balle, qui s’en servira intelligemment et qui fera des choses simples gagnera la rencontre."

Pour cela, du côté d’Agen, Christophe Laussucq peut compter sur de nombreuses individualités. Comme notamment Valentin Saurs, très en vue depuis deux matchs, ce qui coïncide avec son replacement à l’arrière. Mais aussi sur son leader de la ligne d’attaque, Johann Sadie, qui se livrera un gros duel avec son vis-a-vis Alofa Alofa. "Le Bayonnais est un centre très physique, capable de casser la ligne et de faire jouer derrière lui. Sadie est plus dans l’évitement, un joueur de grande classe qui sait faire la différence", analyse Elhorga. Et ce dernier, comme un symbole, donnera d’ailleurs le coup d’envoi de la partie, qui n’a de "match pour le maintien" que le nom.

Mathieu Vich
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