• Toby Arnold, devant son coéquipier Liam Gill, sont tous deux des tauliers de longue date du Lou et réalisent un début de saison très remarqué. Photo Icon Sport
    Toby Arnold, devant son coéquipier Liam Gill, sont tous deux des tauliers de longue date du Lou et réalisent un début de saison très remarqué. Photo Icon Sport
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Top 14

Lyon : les locomotives habituelles...

Avec un effectif dans la continuité et des cadres en forme, qui portent et sont portés par un collectif bien rôdé, le Lou n’est donc pas dans la même situation que son adversaire.

Depuis le début de saison, il a été, à juste titre, souvent fait état de l’avantage que pouvaient avoir les Lyonnais sur leurs adversaires, avec seulement deux joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde – Demba Bamba et Josua Tuisova, puis Pierre-Louis Barassi et Josua Tuisova.

Mais il serait réducteur de mesurer la performance du leader lyonnais à l’aune des faiblesses de l’adversité, et d’oublier qu’il reste sur deux demi-finales de suite en Top 14 – le Lou est la seule équipe à avoir intégré le Top 4 ces deux dernières saisons.

Le train lyonnais doit aussi sa fière allure à sa stabilité. Quand ses adversaires doivent recomposer un collectif sans leurs meilleurs joueurs, le Lou en est lui à déjà peaufiner le sien. Ainsi, en cinq matchs, soit soixante-quinze titularisations possibles, les recrues comptent huit titularisations (dont trois pour Xavier Chiocci, et deux pour Kilian Geraci). Ses plus belles locomotives sont toutes en parfait état de marche et connaissent la maison par cœur.

Prenons par exemple l’axe si important 2, 8, 9, 10, 15. À l’arrière, Toby Arnold, après un intérim réussi au poste la saison dernière, réussi un excellent début de saison, avec deux belles dernières sorties, avec un triplé à la clef contre Brive et un sauvetage aussi spectaculaire que précieux contre le Racing. À l’ouverture, Jonathan Wisniewski continue sur ses standards de la saison dernière, quand, à ses côtés, la charge de capitaine ne semble pas trop lourde à porter pour Baptiste Couilloud, dont les performances sont à l’envi. Frustré d’avoir été éloigné des terrains sur blessure en fin de saison dernière, Carl Fearns, après une saison où il est monté en puissance après une blessure au genou au début de l’automne 2017, est redevenu la terreur qu’il était. Enfin, doit-on s’attarder sur la régularité dans la performance de Mickaël Ivaldi. Et on se demande si le reste de l’équipe est tiré ou bien pousse ces locomotives, dans un système de turnover, censé prévenir les blessures et l’essoufflement dans une saison – marathon qui ne fait que commencer.

Une concurrence nécessaire pour devenir un grand club

"La concurrence est toujours difficile pour nous les joueurs, nous voulons jouer tous les matchs, reconnaît Thibaut Regard, auteur de son premier doublé en Top 14 le week-end dernier au Racing. Mais ce n’est pas possible, il y a un effectif à gérer. La concurrence est saine. C’est ce qu’il faut dans les grands clubs. Cela pousse à donner le meilleur de soi-même. Quand tu es trop installé, tu peux avoir tendance à peut-être te reposer un peu."

Il reste maintenant à savoir si le train lyonnais saura rester sur les rails toute la saison, en gardant la même allure, quand les obstacles s’accumuleront, et que la fatigue se fera sentir.

"C’est important de bien entamer le championnat, mais nous voulons essayer de garder ce rythme, prévient le jeune centre. Nous prenons les points à prendre. Nous faisons nos matchs, nous sommes sérieux. Après, il faudra prouver dans la deuxième partie de saison que nous sommes toujours présents et qu’il faudra compter sur nous."

Sébastien Fiatte
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