• Après une lourde blessure à une cuisse, Martin Laveau réussit un bon retour. Il enchaînera samedi sa troisième titularisation consécutive sur l’aile de l’attaque castraise. Photo Icon Sport
    Après une lourde blessure à une cuisse, Martin Laveau réussit un bon retour. Il enchaînera samedi sa troisième titularisation consécutive sur l’aile de l’attaque castraise. Photo Icon Sport
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Retour en grâce pour Laveau

Après une première saison castraise gâchée par une blessure à une cuisse, martin laveau réussit enfin à s’exprimer à son plein potentiel.

Et au bout du tunnel, la lumière. Quinze mois après son arrivée à Castres en provenance de Bayonne, Martin Laveau prend enfin son envol. La vilaine blessure à une cuisse qui l’a éloigné des terrains plus de six mois durant pour son premier exercice dans le Tarn n’est plus qu’un mauvais souvenir. C’était le 23 février dernier, lors d’un match face au Racing 92. Une béquille sur le quadriceps, l’envie de continuer en serrant les dents et sur l’accélération suivante, le foudroiement. La douleur est atroce, le verdict ne l’est pas moins : désinsertion du quadriceps, cinq mois d’arrêt minimum. "J’étais vraiment triste de me blesser à ce moment-là de la saison, détaille l’ailier castrais. J’avais la confiance du staff puisque j’avais joué dix-sept matchs avant ce match fatidique au Racing. J’étais triste parce que nous jouions la qualification et j’avais très envie d’en être." Débute alors une course contre la montre pour être prêt afin de postuler pour le début de l’ère Reggiardo. Pari réussi. Après des soins consciencieux et une bonne préparation physique lors de l’intersaison, la flèche castraise a retrouvé un excellent niveau physique. Ce qui n’a pas échappé à son staff qui lui fait confiance malgré une rude concurrence.

Une saine concurrence

Titulaire pour la première fois de la saison lors de la 3e journée à Jean-Dauger face à son ancien club (défaite 27-17), le jeune ailier de 23 ans est désormais lancé et peut enchaîner les matchs. Le dernier week-end face à Agen, il a marqué l’essai de la libération pour les Castrais et connaîtra samedi sa troisième titularisation de rang. Rapide, dotés de bons appuis et fort sur l’homme, Martin Laveau est un joueur qui affectionne particulièrement les duels. "C’est vrai que c’est un domaine qui me plaît. J’arrive assez souvent à bien les négocier et à me sortir de l’emprise du défenseur. Bon, je dois encore travailler et améliorer ma condition physique parce que samedi dernier, j’ai eu des crampes à la 60e minute !" Qualité prérequise pour évoluer chez les pros à son poste, Martin Laveau est un redoutable chasseur d’essais, qui n’entre sur le terrain que dans le but de marquer un maximum d’essais. "C’est jubilatoire, cette sensation que l’on éprouve lorsqu’on entre dans l’en-but adverse avec le ballon. J’espère la ressentir souvent cette saison et battre mon meilleur total chez les professionnels. C’était lors de ma dernière saison à Bayonne, j’avais marqué onze essais. J’espère faire mieux même si je sais qu’il y a aussi une grande part de chance. Il faut être bien placé et surtout toucher suffisamment de ballons !"

À ce propos, le jeune homme devrait être servi. Le plan de jeu du nouveau staff castrais implique beaucoup plus les ailiers dans le jeu offensif. "Avec Mauricio, on doit beaucoup se proposer dans la ligne et nous sommes bien alimentés en ballons. Il y a du mouvement. Les conditions sont réunies pour que l’on ait une bonne attaque." Les moyens techniques sont là, les moyens humains aussi. Martin Laveau sait qu’il sera soumis toute la saison à une forte concurrence. "Mauricio aime bien faire tourner. C’est très bien, cela nous tire vers le haut. Personnellement, ça m’oblige à me bouger à tous les entraînements pour avoir la chance de postuler dans le groupe pour le match. On attend le retour de Filipo Nakosi qui amènera son expérience dès son retour du Japon. Il va falloir être performant pour jouer !" En attendant, Martin Laveau aura samedi, face à un Stade français en perdition, une autre occasion de faire gonfler son compteur d’essais.

David Bourniquel
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