• Rieko Ioane (Nouvelle-Zélande) contre le Canada
    Rieko Ioane (Nouvelle-Zélande) contre le Canada PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Coupe du Monde

Un beau galop d’essais

Les All Blacks, remaniés, se sont montrés intraitables. Même s’ils ont commis de nombreuses maladresses, inhabituelles chez eux. Les frères Barrett ont chacun inscrit un essai.

Neuf essais, zéro encaissé, un Canada fanny ramassé à la petite cuiller. Les Néo-Zélandais ont fait aussi bien que leurs rivaux sud-africains face aux Namibiens, voire même un petit mieux, établissant le record de points de ce mondial. Pouvait-il en être autrement ? Steve Hansen a beau avoir effectué avec son staff onze changements par rapport à l’équipe qui a fait plier le genou aux Springboks (seuls Scott Barrett, Kieran Read, Richie Mo’unga et Beauden Barrett ont démarré à nouveau), la mécanique des "Tout Noirs" ne s’en est pas retrouvée perturbée. Un essai de pénalité sifflé par Romain Poite dès la 5e minute (7-0), un subtil coup de pied de Richie Mo’unga pour Jordie Barrett, esseulé sur son aile droite quatre minutes plus tard (14-0). Du travail de précision, propre, bien exécuté contre un adversaire, il faut le souligner, pas invité à la même table. Les Canadiens de DTH Van der Merwe en avaient encaissé 79 à Wellington le 2 octobre 2011. L’occasion était cette fois-ci toute trouvée pour Kieran Read et ses coéquipiers de surenchérir la note et de rentrer un peu plus dans l’histoire.

Un essai pour chaque Barrett

Ce fut le cas de la fratrie Barrett (Beauden, Scott et Jordie) alignée d’entrée pour la première fois de l’histoire des All Blacks dans une Coupe du monde (les deuxièmes dans toute l’histoire de la Coupe du monde puisqu’en 1995, Elisi, Manu et Fe’ao avaient affronté l’Écosse avec les Samoa). Chez les Barrett, chacun y est allé de son essai, une première à ce niveau. Ils ne furent pas les seuls à briller malgré les approximations et les ballons tombés (17) qui ont aussi émaillé, et c’est assez rare pour le souligner, les attaques néo-zélandaises. En troisième ligne, Shannon Frizell, le joueur des Highlanders s’est montré très actif dans le jeu courant et pas seulement côté fermé. Auteur d’un essai sur une passe du revenant Rieko Ioane - lui aussi à la fête avec une 24è réalisation en 27 sélections-Frizell, qui s’est mis au rugby sur le tard puisqu’il était jusqu’à ses 17 ans, gardien de football avec l’équipe des Tonga a voulu montrer qu’il n’était pas qu’un simple faire-valoir. Idem pour le gaucher des Chiefs Atunaisa Moli, le seul de la première ligne à avoir effectué les 80 minutes dans l’extrême moiteur d’Oita. Après-coup, Steve Hansen souligna la performance, retranscrite par nos confrères du New Zealand Herald: "Nous sommes vraiment contents d’Atu. Il est avec nous depuis peu et aujourd’hui il s’est prouvé qu’il avait sa place . Il peut être fier." Le patron des All Blacks expliqua aussi la stratégie d’économiser le temps de jeu de ses autres piliers ( Ta’Avao est sorti au bout de 25 minutes et Laulala joua 26 minutes pour terminer par Tu’Ungafasi) amenés à remettre le couvert dans deux jours face à la Namibie à Tokyo. L’occasion de peut-être remettre dans le bain Brodie Retallick. Patrick Tuipulotu n’a pas impressionné (trois en-avant) et le meilleur joueur du monde 2014, sévèrement touché à l’épaule gauche face à l’Afrique du Sud en juillet dernier semble totalement remis.

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