• Rassie Erasmus (Afrique du Sud)
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Coupe du Monde

Erasmus : « Fier de notre impact physique »

Non sans un brin de mauvaise foi, le sélectionneur sud-africain Rassie Erasmus a préféré retenir le domination physique de son équipe plutôt que de pointer les multiples erreurs offensives de ses hommes qui n'ont pas eu à forcer leur talent pour inscrire presque cinquante points à des Italiens réduits à 14.

Votre équipe a remporté une large victoire, mais comme jugez-vous le contenu de la rencontre ?

C'était loin d'être parfait. L'un de nos objectifs aujourd'hui, en mettant six avants et seulement deux arrières sur le banc était de faire une grosse performance en termes d'impact physique. Tactiquement et techniquement, nous avons commis des erreurs, c'est sûr, mais les gars ont répondu présents physiquement, et c'est ce que l'on voulait. Si l'on veut gagner cette compétition, on a besoin de cet impact physique. Nous avons pris conscience de cela au gré test matches a joués cette année. Dans ce match en particulier, notre impact physique, qui est censé être l'un de nos atouts, a été très constant pendant les 80 minutes, et c'est quelque chose dont je suis fier.

Après avoir vu la défaite de l'Irlande face au Japon dans la poule A, êtes-vous soulagé d'avoir passé ce cap 

Complètement. À mon sens, le match Irlande-Japon dans la poule A et ce match contre l'Italie dans la poule B étaient deux rencontres décisives en vue de la qualification pour les quarts. Même si l'Italie perd souvent contre les nations du premier tiers mondial, ils ne sont jamais bien loin. Ils ont battu la Russie sur une score 85-5 ou quelque chose comme ça, et quand on voit le mal qu'a eu l'Irlande l'autre jour contre la Russie. Ils ont un très bon encadrement. Conor (O'Shea, ndlr.) est un sélectionneur très compétent. Les Italiens s'appuient aussi sur Trévise, qui est allé loin en Ligue celte il y a deux mois.

Aviez-vous senti de la crispation dans le groupe avant la rencontre ?

Oui, nous avions les nerfs avant ce match en mode élimination directe. Quand on arrive à ce stade de la compétition, tout le monde est un peu plus crispé. Il reste maintenant le match face au Canada puis, si tout se passe bien, trois autres matches à disputer dans le même état d'esprit en termes d'intensité, d'ambition et de pression.

On a tout de même trouvé l'Afrique du Sud maladroite, notamment en attaque...

Il faut vraiment qu'on fasse mieux en attaque c'est vrai. Mais comme on a pu le voir, nous avons marqué autant d'essais contre la Namibie que la Nouvelle-Zélande contre le Canada. Ils ont marqué plusieurs types d'essais et nous aussi. Certains aiment la façon dont les All Blacks marquent, mais nous on aime les nôtres. Nous avons un style de jeu qui nous est propre. Nous avons certains types de joueurs, et on joue sur nos atouts. On sait que le niveau de jeu affiché ce soir est suffisant pour nous emmener en quarts de finale, et on sait qu'on doit progresser en attaque pour aller en demi-finales et en finales. Mais il n'y a pas qu'en attaque que l'on doit progresser. On a été meilleurs en mêlée face à un solide pack italien, jusqu'au moment où ils ne poussaient plus en raison des forfaits. On a été bons dans les mauls, dans les rucks et les points de rencontre. Mais curieusement on a été indisciplinés en défense.

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