• Les Bleus ont pu célébrer leur qualification pour les quarts de finale avec leur public présent à Kumamoto avant de se tourner vers l’Angleterre samedi à Yokohama. Photo M.O. - D.P.
    Les Bleus ont pu célébrer leur qualification pour les quarts de finale avec leur public présent à Kumamoto avant de se tourner vers l’Angleterre samedi à Yokohama. Photo M.O. - D.P.
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Coupe du Monde

Anglais et Français premiers qualifiés

Les seules équipes certaines de jouer les quarts viennent de la poule C. Une situation qui tient beaucoup aux aléas du calendrier. Bizarrement, les All Blacks devront attendre samedi.

La France fait partie d’une sorte de top 2 mondial. À l’heure où nous écrivons ces lignes, seules deux nations étaient qualifiées, l’Angleterre et la France, toutes deux en poule C. Elles vont s’expliquer pour la première place de la poule samedi prochain à Yokohama (10 h 15). Cette situation tient beaucoup aux aléas du calendrier évidemment. Car en effet, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande ne sont pas encore mathématiquement qualifiées après trois matchs. Ça paraît fou vu la disproportion des forces mais c’est ainsi. Dans cette poule B, l’Italie qui a réussi son entrée face à deux adversaires très faibles est encore en lice pour disputer son premier quart de finale. Mais dès mardi, les Sud-Africains devraient s’offrir leur billet en triomphant des pauvres Canadiens à Kobe. Et tout se décantera samedi prochain (6 h 45) aussi au Toyota Stadium lors d’un duel un peu improbable entre les All Blacks et la Squadra Azzura. En fait, les All Blacks "paient" le fait de ne pas avoir empoché le bonus offensif face aux Springboks (23-13) le 22 septembre dans ce qui était présenté comme une finale avant la lettre. Les Italiens se sont donné le droit de rêver, un peu artificiellement, c’est vrai.

Cette situation de deux qualifiés certains en poule C souligne aussi la médiocrité des Pumas de Mario Ledesma, si décevants face aux Anglais. Mais comment peut-on se passer du talent des Isa, Imhoff et Cordero ? On imagine qu’il y a de l’extra-sportif dans ce (non) choix, car les joueurs susnommés évoluent tous en France. On a aussi l’impression que la motivation à l’ancienne des Pumas n’était pas la bonne solution pour surprendre les Anglais. Matera et Lavanini y sont allés de bon cœur pour secouer Owen Farrell. L’arbitre ne les a pas loupés et tout s’est arrêté après dix-huit minutes de jeu.

Japon-écosse, le faux huitième par excellence

En poule A et D, l’issue est plus incertaine. Mais on n’imagine pas l’Australie privée de quart de finale par la Géorgie vendredi à Shizuoka. Ses concurrents gallois ont encore deux parties à jouer et notamment ce duel impalpable contre les Fidjiens mercredi à Oita. Quel visage montreront les Mélanésiens ? Ils sont si inconstants, c’est un cliché, mais il n’est pas démenti par les faits.

Certains attendent une resucée du match de Nantes en 2007, mais même en cas d’exploit, les Gallois conserveraient un joker face à l’Uruguay dimanche prochain. Autant dire que la messe est presque dite. La France peut déjà préparer des vidéos pour déceler les faiblesses des Wallabies et des Diables Rouges. En fait dans cette poule, c’est l’ordre qui reste à définir. Qui terminera premier ou second ?

La seule vraie incertitude concerne cette satanée poule A où le Japon est venu semer la perturbation en dominant l’Irlande (19-12) le 27 septembre. Trois équipes sont au coude à coude : Japon, Irlande et Écosse. L’Écosse est la plus mal placée avec deux matchs en cinq jours. On peut supposer qu’elle va marquer cinq points contre la Russie mercredi. Le week-end s’ouvrira avec trois équipes à quatorze, onze et dix points. L’Irlande ne devra pas trembler devant les costauds samoans samedi et le lendemain, la phase de poule se terminera par un faux huitième de finale dans toute sa splendeur. Japon-Écosse à Yokohama (12 h 45) avec des Japonais qui auront eu huit jours pour se préparer. On sent bien que tous les "modernistes" se frottent les mains à l’idée de voir le pays organisateur en quart de finale. Mais les vieilles nations n’ont pas encore baissé pavillon.

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