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Coupe du Monde

Galthié - Guirado : Passif toulonnais

Fabien Galthié et guilhem guirado se sont côtoyés durant la saison 2017 - 2018à toulon. Le moins que l’on puisse dire, c’est que leur relation est complexe.

Entre Fabien Galthié et Guilhem Guirado, le torchon brûle-t-il depuis longtemps ? Selon nos informations, les relations entre l’adjoint de Jacques Brunel et le capitaine de l’équipe de France sont effectivement froides et distantes, depuis plusieurs semaines. Le premier (Galthié) reprocherait au second (Guirado) d’être trop négatif dans la vie de groupe. Le second reprocherait au premier de faire du lobbying auprès du sélectionneur afin de moins le faire jouer, manière de réduire son influence sur le groupe. Ambiance.

Que s’est-il passé entre ces deux hommes pour parvenir à une telle situation ? Souvenez-vous, Galthié a déjà été l’entraîneur de Guirado. C’était à Toulon et ça n’a pas duré plus d’un an (2017/2018). Après la fin de saison en eau-de-boudin du RCT et une élimination en barrage face au Lou, Mourad Boudjellal avait consulté plusieurs joueurs avant de se séparer de son manager. Parmi eux, Mathieu Bastareaud, Ma’a Nonu, Duane Vermeulen et...Guilhem Guirado. Selon nos informations, s’il ne l’a pas défendu le talonneur du RCT n’a pas non plus "allumé" Galthié. Une pratique qui lui ressemble.

Un autre épisode, bien plus symbolique, témoigne de l’antagonisme entre les deux hommes. Quelques mois avant l’élimination douloureuse en barrage, Guirado avait profité de la venue de Bernard Laporte pour se confier. En creux, il avait demandé au président de la FFR si un départ du RCT en milieu de saison (soit avant la fin de son contrat) serait susceptible d’impacter son avenir en Bleu. La raison de cette interrogation ? Un ras-le-bol des méthodes d’entraînement et de management de Galthié. Finalement, l’échec cuisant de la fin de saison avait fait partir l’entraîneur avant son capitaine, viré par Mourad Boudjellal. 

La concurrence pousse

La mise au ban de Guirado se fait en interne, selon des critères humains et de management. Si le capitaine des Bleus est doucement mis à l’écart du centre névralgique des Bleus, n’est-ce pas aussi pour mieux préparer sa mise au banc (des remplaçants), dans la perspective désormais confirmée d’un quart de finale ? La question est au moins légitime. Toujours irréprochable dans son comportement au combat, Guirado a tout de même perdu de son rayonnement sur le terrain, depuis une grosse saison. Dans le même temps, la concurrence pousse chez les jeunes. Si prometteur, Julien Marchand s’est blessé. Peato Mauvaka était jugé trop tendre. Comme Pierre Bourgarit. Camille Chat, en revanche, apparaît prêt à incarner le titulaire du poste de talonneur en France.

Et même franchement prêt, si l’on en juge par ce dernier match face aux Tonga, où il fut le meilleur Français sur le terrain. Son activité dans le jeu est toujours aussi généreuse et parfois brouillonne, son impact physique rare. En plus, le Racingman a gommé ses manques d’hier : une certaine maladresse ballon en mains et des lancers approximatifs en touche. " Ça, on me le répète assez. Mais c’est toujours le même sujet. Je bosse pour m’améliorer" s’agaçait le joueur, la semaine dernière. Ce dimanche, comme quatre jours plus tôt face aux USA, les Bleus ont enregistré un 100 % en touche. Avec Camille Chat comme titulaire. Il en souriait ce dimanche : "Forcément, vu mes difficultés passées dans l’exercice, ça fait énormément de bien."

Dès lors, coche-t-il toutes les cases pour être le titulaire dès à présent. "Si vous me posez la question : bien sûr que j’aimerais être titulaire. Mais si je ne le suis pas, je ferai le boulot." Sur le seul critère sportif, une formule où le punch de Chat débuterait le match et l’expérience de Guirado conclurait, pour gérer une éventuelle fin de match à pression, n’aurait rien de fantaisiste. 

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