• "Je crois que "JB" va devoir nous cuisiner un repas..."
    "Je crois que "JB" va devoir nous cuisiner un repas..."
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Müller : "Je crois que "JB" va devoir nous cuisiner un repas..."

Auteur d’une belle partie face à toulouse, évoque la progression de son équipe et notamment le rendement des lignes arrière.

Mission accomplie pour Brive avec ce troisième succès à domicile face à Toulouse. Quelle importance revêt-il à vos yeux ?

Cette victoire fait beaucoup de bien car elle valide notre progression. Nous commençons à grandir comme équipe, surtout à la maison. J’ai senti de la maîtrise dans l’ensemble des secteurs. En défense comme en conquête, nous sommes restés solides tout au long du match. Et en attaque, il y a eu du réalisme de notre part sur les temps forts.

Parmi ces temps forts, il y a le premier essai de Julien Blanc sur lequel vous réalisez une intervention décisive. Pouvez-vous nous décrire cette action ?

Je sais que Julien joue rapidement un à deux ballons par match, au minimum. Alors, je me tiens toujours derrière lui au cas où… Sur le coup, il accélère, casse la ligne et me transmet la balle. J’essaye de ne pas me faire attraper par le plaqueur pour faire vivre l’action et je trouve Enzo (Hervé, N.D.L.R.) à l’intérieur… Des actions comme ça, on les répète régulièrement à l’entraînement. Les réaliser en match face à un adversaire de cette qualité montre qu’il y a de plus en plus de repères et de confiance chez nous.

Finalement, à Brive, il n’y a pas que les avants qui se mettent en valeur…

Oui, ça fait plusieurs beaux essais que les trois-quarts marquent cette saison. Je crois que "JB" (Péjoine) va devoir nous cuisiner un repas chez lui. Nous avons atteint l’objectif qu’il avait fixé ! Cela montre que l’équipe sait varier son rugby. Les avants effectuent un gros boulot à la base et, derrière, nous sommes là pour bonifier leur travail.

Sans bouleverser son effectif, le CABCL s’est progressivement hissé au niveau des exigences de l’élite… Comment l’analysez-vous ?

Tout le monde avait conscience que les adversaires seraient d’un tout autre niveau que la saison passée. Il y avait de la pression sur nos épaules. Je me rends compte que la pression nous pousse à jouer mieux et qu’elle nous rend meilleur sur le plan individuel. Elle incite chacun à donner plus pour l’équipe. Regardez : dès qu’un joueur commet une faute, il y en a deux qui se bougent pour compenser derrière. à l’intersaison, le système proposé par les entraîneurs a aussi été revu : il y a davantage de variation dans notre jeu, ce qui est indispensable pour exister face aux plus grosses équipes. Nous l’appréhendons de mieux en mieux. L’équipe commence à enchaîner de bons matchs et gagne en confiance. Tout ça, c’est positif.

Ce qui l’est moins, c’est le parcours de l’Argentine à la Coupe du monde, éliminée ce matin…

Oui, j’étais triste samedi matin à l’issue de la rencontre face aux Anglais. Frustré et déçu, aussi… C’était un match tellement important pour plusieurs grands joueurs de la sélection mais nous n’avons pas été au niveau. Le tournant, ça reste la fin du match de la France et ce coup de pied qui passe si proche. Cela aurait tout changé. C’est dommage, surtout que Boffelli est un grand buteur. ça va être dur de se relever de cette élimination mais je sais que le rugby argentin en ressortira plus fort à terme.

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