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Coupe du Monde

Ntamack en colère

Après la parution d'un article dans la presse anglaise où Emile Ntamack, ancien entraîneur de l'équipe de France, finaliste de la Coupe du monde 2011, est apparu très offensif à l'égard du XV de France, ce dernier a souhaité apporter quelques précisions.

Émile Ntamack est en colère. Après la parution d'un article dans la presse anglaise, lui prêtant des propos très « offensifs » à l'égard du rugby français et plus particulièrement du XV de France, l'ancien entraîneur de l'équipe de France, finaliste de la Coupe du monde 2011, a tenu à réagir. « D'abord, il faut savoir que c'est un entretien que j'ai donné autour du 15 août. Et comme par hasard, ça sort juste avant le match entre le XV de France et l'Angleterre. Franchement, je suis très agacé. Ça ne représente absolument pas ma pensée. »

Présent au Japon pour y soutenir le XV de France mais aussi son fils, Romain, l'ancien trois-quart international (46 sélections) a donc rectifié certaines choses. « Sur le staff, je n'ai pas dit : « on ne sait pas qui commande ». On m'a interrogé sur le fait qu'il y avait beaucoup d'entraîneurs dans le staff. Mais pour moi, il n'y a pas d'ambiguïté. Le patron, c'est Jacques Brunel.  J'ai simplement dit que la problématique serait pour chacun de trouver sa place. Avec les arrivées de Fabien (Galthié) et de Laurent (Labit), ça n'a pas dû être simple. Mais pour ce qui est de la responsabilité du groupe, il n'y a pas de doute : c'est Jacques Brunel qui l'incarne. » Des propos très éloignés de ceux rapportés par le Daily mail.

Dans ce même article, il était aussi question de la gestion des jeunes joueurs français à fort potentiel, dont fait partie son fils Romain. « J'ai expliqué qu'en France, le Top 14 était très exigeant, que nos jeunes avaient besoin de temps pour grandir. Même si notre équipe des moins de 20 ans a été sacrée championne du monde deux fois de suite, il faut vraiment être patient avec ces gamins. Tout ne se fait pas en un jour. C'est là que j'ai comparé la situation du rugby français avec les gilets jaunes. J'ai simplement voulu dire qu'il existe des pays où les problèmes se règlent rapidement alors qu'en France ça peut traîner des mois ou des années. Rien de plus. » Là encore, la pensée de l'ancien Toulousain apparaît très loin des propos que la presse anglaise lui prête.

« Je ne vais pas parler de fourberie de leur part, mais j'y vois bien un tour de malice. Parce que sortir cet article quelques jours avant une rencontre entre la France et l'Angleterre, ça me semble un peu gros. » Et d'ajouter avec un large sourire : « Stratégiquement, c'est bien joué de leur part, mais c'est faux. Surtout, les Anglais, malins comme ils peuvent l'être, n'ont pas besoin de ça. » Emile Ntamack a tenu aussi a rappeler son soutien à l'équipe de France. « J'ai encore passé le week-end avec eux, j'ai toujours défendu le rugby français dans les bons comme dans les mauvais moments. Et puis, en raison de la présence de Romain dans le groupe, je me dois d'avoir un droit de réserve. Comment peut-on me prêter de tels propos ? C'est impensable. » 

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Les commentaires (1)
kouccc Il y a 1 mois Le 09/10/2019 à 07:21

Ahh, la presse anglaise. J'habite en Grande Bretagne depuis 22 ans, et ça fait longtemps que je n'achète plus de journaux. Ils sont tous très influencés politiquement, beaucoup sont impliqués dans des scandales et je ne leur fait aucunement Confiance. Même s'ils sortent des trucs qui parraisent intéressant et sérieux, je ne pouvais m'empêcher de douter et de me demander s'ils n'essayent pas de manipuler mon opinion.
Je n'écoute que la BBC. Ils ne font pas dans le sensationnel, sont sérieux, se trompent rarement, et s'ils le font le reconnaissent.