• COUPE DU MONDE 2019 - Charles Ollivon à l'issue du match France-Tonga
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Coupe du Monde

Ollivon : « Forcément un match à part »

Dès la fin du match contre le Tonga, le troisième ligne de Toulon Charles Ollivon évoquait le match face à l'Angleterre. Ce mardi, lors de la reprise de l'entraînement, il est impatient de découvrir le XV de la Rose, une équipe qu'il n'a jamais affronté.

Est-ce que ce France-Angleterre reste un match particulier, même s'il ne sera pas décisif ?

Je n’ai jamais joué les Anglais, ni avec le XV de France ni avec les sélections de jeunes, puisque je ne les ai jamais faites. Mais je considère quand même ça comme un match particulier. On est Français. On nous parle du « crunch » dans les médias, à la télévision : c’est forcément un match à part. Même si je n’en ai jamais joué, c’est la même chose pour moi.
Dans tous les cas, c’est un match particulier, dans la préparation, dans l’approche et puis le match en lui même.

Sentez-vous une certaine excitation ?

C’est déjà un peu monté là. On a commencé à travailler : la pression va aller crescendo en fonction des entraînements.
Il y a du boulot parce que c’est une équipe assez compacte, bien organisée. Pour les bousculer, ça va être dur. On a du boulot.

 

COUPE DU MONDE 2019 - Charles Ollivon - France / Tonga
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Vos coéquipiers parlent beaucoup du match entre la France et l'Angleterre du dernier Tournoi (défaite 44-8, NDLR). Est-ce que ce résultat a marqué le groupe ?
Je l’ai regardé devant ma télévision. Ça a marqué les esprits vu la tournure du match où d’entrée, on a été pris à la gorge.
Le score a été lourd. Dans un match que l’on attend autant que le « crunch », un score assez large comme celui-là marque forcément les esprits. Des deux côtés. Quand le score est tel, forcément qu’il y a des manques à tous les niveaux. On a été bousculés dans tous les secteurs. Ce n’est pas à moi d’en faire l’analyse, mais c’est vrai qu’on s’est rendu compte ce jour-là que certaines choses n’allaient pas. Ça a remis en question tout le monde je pense, même le rugby français. Depuis il y a eu des évolutions. Aujourd’hui, on essaye de continuer dans ce sens, en espérant pouvoir changer les choses et ne pas revivre la même tournure de match samedi.

 

COUPE DU MONDE 2019 - Camille Lopez, Damian Penaud, Charles Ollivon, Demba Demba, Bernard Le Roux
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La dernière confrontation fait-elle naître quelques craintes ?
Quelque part, on va faire les comptes après tout ce qui s’est passé depuis ce match du Tournoi. On va voir où on en est, concrètement. Il n’y a pas meilleur révélateur que de jouer les Anglais quand ils sont à ce niveau-là. Je ne sais pas si on peut parler de trouille. Mais c’est bien d’en parler parce que rentrer sur le terrain avec cette appréhension, c’est important aussi.
Ça permet d’aller chercher loin les choses. À nous de faire le maximum pour voir où on en est. Honnêtement, je ne pense pas que cette trouille a manqué contre les États-Unis ou les Tonga. Je pense que tout le monde a un peu sous-estimé les Tonga, une belle équipe. On est conscients des manquements. Mais il y a eu des faits de jeu à certains moments : c’est vrai qu’on s’était vu marquer des essais. Dans la tête, on a basculé sur la suite, et quand on nous a rappelés pour dire que ce n’était pas validé, l’action d’après, on a déjà commencé à flancher… Ça nous a mis un coup. Je n’aime pas supposer mais avec deux essais, on aurait eu le bonus et on ne serait pas en train de parler de la même chose.

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