• Les Argentins de Nicolas Sanchez ne verront pas les quarts pour la première fois depuis 2003. Quant aux Fidji de Ben Volavola, ils n’auront su bouleverser l’ordre établi de la poule D. Photos Icon Sport
    Les Argentins de Nicolas Sanchez ne verront pas les quarts pour la première fois depuis 2003. Quant aux Fidji de Ben Volavola, ils n’auront su bouleverser l’ordre établi de la poule D. Photos Icon Sport
  • Argentine et Fidji, c’est déjà fini
    Argentine et Fidji, c’est déjà fini
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Coupe du Monde

Argentine et Fidji, c’est déjà fini

L’Argentine et les Fidji visaient une place en quart de finale, mais ces deux nations n’ont pas été au niveau auquel on les attendait. Pour des raisons différentes.

Au milieu de tous les bouleversements causés par le typhon, il convient quand même de dresser un premier bilan sportif de ce Mondial. Émerge une sensation, deux équipes nous ont déçus. Les Fidji et l’Argentine. Les deux ont en plus déjà terminé la compétition. Les Pumas ont fini par une victoire sur les états-Unis 47-17 pour fêter la sortie du vétéran Juan Manuel Leguizamon. Les Fidji, se sont bien défendus, avant de céder face aux Gallois 29-17, ils ont même marqué les deux premiers essais du match avec du style. Mais ils n’ont pas pu rééditer l’exploit de Nantes en 2017.

Première élimination depuis 2003 pour les Pumas

Mais la déception prédomine. Dans le cas de l’Argentine, il s’agit de la première non-qualification depuis 2003. Les Pumas ont fait les demi-finales en 2007 et en 2015 (les quarts en 2011). Leur participation au tournoi des quatre nations sudistes était censée les faire progresser, tout comme l’intégration des Jaguares au Super Rugby. Les Pumas ont été battus d’entrée par une France qui n’était pas en confiance, même s’ils ont eu la balle de match à la dernière minute puis ils ont été facilement battus par des Anglais, à cause d’une approche assez "anachronique" de ce rendez-vous capital, elle a débouché sur un carton rouge précoce fatal pour Tomas Lavanini, trop agressif sur Farrell.

On attendait autre chose de la science du coach Mario Ledesma. On a déjà parlé de ses choix surprenants : l’oubli de Isa et de Cordero par exemple, sans parler de Imhoff. Ces joueurs ont payé leur exil lucratif en Europe, sans doute et l’UAR donne sans doute des consignes à son sélectionneur. La politique fédérale argentine a sa cohérence, mais elle coûte vraiment très cher sportivement à son équipe nationale. Peut-elle être maintenue ? Sur un plan plus sportif, on retiendra aussi la déconfiture inattendue de Nicolas Sanchez, habituel meneur de jeu qui a fini par perdre sa place. Ironie du sort, il est exilé lui aussi au Stade français, mais sa présence avait été jugée indispensable.

Cet in croyable Uruguay - Fidji

Le cas des Fidji n’est pas nouveau. La sélection du Pacifique a été fidèle à elle-même. On disait pourtant qu’elle avait franchi un cap, qu’elle n’avait jamais eu autant de talents à sa disposition, même dans son pack. Elle avait réussi l’exploit de s’imposer en France en novembre 2018.

En 2019, elle a tout gâché avec cette défaite incroyable face à l’Uruguay (30-27), un tissu de gestes irresponsables, témoins d’une désinvolture et d’un manque de rigueur qui persistent. Il n’y avait pourtant pas photo entre le potentiel des deux équipes. Les faibles statistiques des deux buteurs, Ben Volavola et Josh Matavesi finissent d’achever les faiblesses de cette sélection qui en plus, souffre de voir des compatriotes "récupérés" par d’autres nations (France, Australie, Nouvelle-Zélande). Les Fidjiens devraient quand même assurer la troisième place de la poule devant la Géorgie et l’Uruguay (sauf exploits improbables de ces nations face à l’Australie et au pays de Galles). Un accessit synonyme de qualification automatique. On n’oubliera pas pour être honnête, la deuxième mi-temps magnifique des Fidjiens et de Radradra face aux Géorgiens, vrai moment de grâce malgré la pluie, comme si cette équipe avait inventé le rugby à temps partiel.

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